Amine Raad
18 Juin 2026
À 15:35
L’équipe du Maroc dispute, ce vendredi, son deuxième match de la phase de groupes du
Mondial 2026 face à
l’Écosse. Dans ce remake de la Coupe du monde 1998, les Lions de l’Atlas devront impérativement s’imposer pour sécuriser leur billet pour les seizièmes de finale.
Pour les hommes de
Mohamed Ouahbi, ce rendez-vous face à la «Tartan Army» ne constitue pas une simple étape, mais le véritable tournant de leur premier tour américain. Le point décroché face à la Seleção a confirmé que la grinta marocaine était restée intacte sous la houlette du nouveau sélectionneur, mais celle-ci doit désormais être bonifiée par une victoire.
Un succès propulserait le
Maroc à quatre points avant de conclure la phase de groupes face à Haïti, un scénario idéal pour éviter les calculs de dernière minute. Conscients de l’importance capitale de ce choc, les
Lions de l’Atlas ont bénéficié d’une préparation minutieuse dans leur camp de base du New Jersey. Mohamed Ouahbi a mis l’accent sur la récupération physique après la débauche d’énergie consentie face au Brésil, tout en peaufinant ses principes tactiques fondés sur une animation offensive rapide afin de contourner un éventuel bloc bas écossais.
Porté par des cadres comme
Achraf Hakimi et de jeunes talents en pleine ascension, à l’image d’
Ayyoub Bouaddi, le Maroc aborde cette rencontre avec la certitude de disposer des armes nécessaires pour s’imposer dans ce deuxième rendez-vous du Groupe C. La concentration est maximale à l’entraînement, où l’accent a été mis sur la vitesse des transitions et l’efficacité devant le but, deux clés essentielles pour faire sauter le verrou écossais. Les Lions de l’Atlas savent qu’un succès validerait pleinement leurs ambitions dans ce tournoi.
Une «Tartan Army» en pleine confiance
En face,
l’Écosse de Steve Clarke aborde ce rendez-vous sans le moindre complexe. Revigorés par leur victoire inaugurale face à Haïti grâce à une réalisation de
John McGinn, les Britanniques occupent provisoirement la tête du Groupe C et savourent leur premier succès en Coupe du monde depuis 1998.
La principale force de cette équipe réside dans son organisation défensive rigoureuse et une solidarité de tous les instants. Son milieu de terrain, emmené par l’infatigable
Scott McTominay, excelle dans l’impact physique, le pressing intense et l’exploitation des coups de pied arrêtés.
Toutefois, cette formation écossaise présente également des failles que le
Maroc entend exploiter. Face à
Haïti, l’
Écosse a affiché un manque évident de maîtrise technique et de créativité dans le jeu placé, subissant le rythme durant une grande partie de la seconde période avant de s’en remettre aux parades décisives de son gardien Angus Gunn.
Face à des équipes mobiles et techniquement supérieures, les Écossais ont souvent tendance à reculer et à concéder des fautes dangereuses aux abords de leur surface. Si les milieux créatifs marocains parviennent à imposer un rythme élevé tout en privant la «Tartan Army» de son jeu aérien, les brèches dans le dispositif écossais pourraient rapidement apparaître sous la chaleur de Boston.
Un historique teinté de revanche entre le Maroc et l’Écosse
L’histoire de cette confrontation confère une saveur toute particulière à ce rendez-vous de
Boston. En effet, Écossais et Marocains ne se sont affrontés qu’une seule fois en
Coupe du monde, un duel resté gravé dans les mémoires.
C’était en 1998, en France, lors de la dernière journée de la phase de groupes, déjà dans une poule où figurait le Brésil. Ce jour-là, au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne, les Lions de l’Atlas avaient brillamment dominé la «Tartan Army» (3-0), grâce à un doublé mémorable de Salaheddine Bassir et à un but d’Abdeljalil Hadda, dit «Kamatcho».
Une victoire éclatante qui s’était pourtant transformée en immense désillusion. Le succès surprise de la Norvège face au Brésil (2-1), obtenu dans les derniers instants à Marseille, avait privé le Maroc, comme l’Écosse, d’une qualification pour le tour suivant.
Vingt-huit ans plus tard, si les visages ont changé, le souvenir de cette chaude soirée de juin demeure vivace dans la mémoire des supporters des deux nations. Pour l’Écosse, ce rendez-vous représente l’occasion idéale d’effacer ce lourd revers historique. Pour le Maroc, il s’agit de confirmer sa suprématie face aux Écossais tout en s’offrant, cette fois, un destin plus heureux dans ce Mondial américain.