Amine Raad
05 Février 2026
À 15:05
Versé dans le groupe C de la
Coupe du monde 2026, aux côtés du
Brésil,
l’Écosse et
Haïti, le
Maroc a logiquement ciblé des adversaires au profil sud-américain pour se frotter à la grinta continentale. Ces tests sont loin d’être anodins.
L’Équateur, dont la confirmation est intervenue par la voix du président de la fédération équatorienne,
Francisco Egas, constitue un sparring-partner idéal pour simuler l’intensité physique et la rigueur tactique nécessaires pour défier la Seleção. La Tri a d’ailleurs récemment tenu le Brésil en échec (0-0), lors des éliminatoires de la zone CONMEBOL, grâce à un bloc compact et une capacité de transition redoutable.
Le deuxième adversaire du
Maroc durant cette fenêtre de mars devrait être le
Paraguay. Même si cette rencontre n’a pas encore été officialisée, elle pourrait se disputer en France, le 31 mars.
La cohésion, chantier prioritaire de Regragui avant le Mondial 2026
Le chantier de la cohésion qui attend
Walid Regragui constitue sans doute le défi le plus complexe des prochains mois. Il ne s’agit plus uniquement de tactique, mais bien de l’âme du groupe. La cicatrice laissée par la Panenka manquée de Brahim Diaz face au Sénégal a laissé des traces au sein du vestiaire. Le sélectionneur doit impérativement restaurer cette unité de combat avant le premier choc face au Brésil.
Cela passera par une gestion chirurgicale des égos et par la réinstauration d’un sens profond de responsabilité collective : aucun joueur n’est au-dessus du drapeau, mais aucun ne doit être sacrifié pour une erreur individuelle. Regragui devra transformer ce traumatisme en ciment de résilience, rappelant que la force des Lions de l’Atlas réside dans le sacrifice mutuel, et non dans le génie solitaire. La cohésion sera le bouclier indispensable pour résister à la pression immense d’un Mondial, où la moindre fissure interne se paie comptant face aux ténors du football international.