Amine Raad
08 Juin 2026
À 14:35
Le dernier crash-test des
Lions de l’Atlas face à la
Norvège, avant leur entrée en lice dans la phase de groupes du
Mondial 2026, s’est révélé particulièrement instructif pour
Mohamed Ouahbi. Malgré les blessures préoccupantes de
Noussair Mazraoui et d’
Abde Ezzalzouli, ce dernier pouvant même déclarer forfait pour la Coupe du monde, le staff technique a profité de cette confrontation pour affiner ses derniers réglages.
Sur le plan technique, la première période des hommes de Ouahbi a validé les principes de jeu mis en place depuis son arrivée. Aligné dans son système de prédilection en 4-2-3-1, le Maroc a rapidement imposé sa maîtrise technique grâce à un triangle médian particulièrement inspiré. L’association entre la créativité d’
Azzedine Ounahi et le dynamisme d’
Ismael Saibari a permis de fissurer les lignes norvégiennes avec une remarquable fluidité. Le but de
Brahim Díaz, inscrit dès la 7e minute, est venu récompenser cette volonté d’occuper les espaces avec agressivité tout en conservant une parfaite maîtrise du ballon.
Cependant, les difficultés sont apparues dans la gestion des transitions défensives. Face à l’impact physique et à la verticalité des coéquipiers d’Erling Haaland, le bloc marocain a parfois manqué de compacité, laissant des espaces importants entre le milieu de terrain et la défense. Les sorties sur blessure de Noussair Mazraoui et d’Abde Ezzalzouli avant la pause ont également perturbé le plan initial, obligeant Ouahbi à procéder à une large revue d’effectif en seconde période. Ce manque de continuité dans les efforts et cette baisse progressive d’intensité ont finalement privé les Lions d’un succès qui semblait à leur portée, rappelant que le très haut niveau mondial exige une concentration totale du premier au dernier coup de sifflet.
Les ajustements tactiques impératifs avant le coup d’envoi du Mondial
Ces enseignements prennent une importance capitale à l’approche du tournoi planétaire. Pour
Mohamed Ouahbi, le défi consiste désormais à ancrer durablement ses exigences de discipline collective au sein du groupe. La confrontation face à la Norvège a démontré que le talent individuel ne suffira pas sans une assise défensive solide et parfaitement organisée.
Les ajustements tactiques devront ainsi se concentrer sur l’étanchéité du bloc lors des phases de pressing adverse. Par ailleurs, la cascade de changements opérés en seconde période a mis en lumière la nécessité d’harmoniser le niveau de performance du banc afin de préserver une identité de jeu cohérente, quelles que soient les circonstances du match.
En zone mixte, Ouahbi s’est montré lucide, soulignant que ce type d’opposition athlétique avait précisément été recherché pour identifier les derniers points de vigilance avant l’échéance mondiale. Alors que le
Maroc s’apprête à défier les meilleures sélections de la planète, ces ultimes corrections pourraient permettre de transformer les interrogations en véritables certitudes. La capacité du staff à renforcer la stabilité défensive tout en préservant la créativité offensive constituera sans doute la pierre angulaire des ambitions marocaines sur la scène internationale.