YOUSSEF CHAAT
01 Avril 2026
À 15:35
Adversaire le plus redoutable du groupe et logé dans le chapeau 1, le
Brésil a concentré toutes les attentions. Battue par la
France (1-2) dans un choc amical de haut niveau, la Seleção a affiché un visage contrasté. Séduisants techniquement, les protégés de Carlo Ancelotti, ancien entraîneur du Real Madrid, ont néanmoins souffert dans la gestion des transitions défensives et face au pressing intense imposé par les Bleus, vice-champions du monde en 2022. Face aux doubles champions du monde, la fragilité des brésiliens s’est notamment manifestée dans leur défense, avec notamment le repli tardif des latéraux, laissant ainsi des vides dans l’arrière-garde. Cependant, les quintuples champions mondiaux ont su rectifier ces points d’alerte quelques jours plus tard avec une victoire face à la
Croatie (3-1). Portée par l’entrée décisive du jeune Endrick, la Seleção a confirmé son immense potentiel offensif. Pour le
Maroc, le message est clair : le Brésil reste un adversaire redoutable, mais loin d’être intouchable.
Trêve ratée pour l’Écosse
Autre adversaire des Lions de l’Atlas, l’Écosse n’a pas rassuré durant cette fenêtre internationale. Battue par le Japon (0-1) à domicile, la sélection écossaise a éprouvé de grandes difficultés à imposer son rythme et à concrétiser ses assauts. Cette contre-performance a été suivie d’un nouveau revers face à la Côte d’Ivoire (0-1). Malgré une entame prometteuse, la Tartan Army a rapidement cédé et n’est jamais parvenue à inverser la tendance face à un bloc ivoirien bien organisé. Ces deux défaites consécutives mettent en lumière les limites actuelles de l’Écosse, notamment dans la créativité offensive et la gestion des temps forts. Un constat qui pourrait jouer en faveur du Maroc lors de leur confrontation prévue le 19 juin.
Haïti, un adversaire combatif
La sélection haïtienne, considérée comme la plus faible du groupe, n’en demeure pas moins un adversaire à prendre au sérieux. Opposés à la Tunisie, les Grenadiers se sont inclinés sur le plus petit des scores (0-1), mais ont livré une prestation solide, mettant en difficulté les Aigles de Carthage, notamment en fin de rencontre. Ils ont ensuite confirmé leur capacité de réaction en arrachant un nul précieux face à l’Islande (1-1), grâce à une égalisation tardive, preuve de leur résilience et combativité.
L’objectif est fixé pour les Lions de l’Atlas
Au terme de cette trêve internationale, le groupe C se dessine avec plus de clarté. Le Brésil, fort de son histoire et ses joueurs évoluant au plus grand niveau, reste le grand favori, mais présente des failles exploitables. L’Écosse et Haïti, bien que vaillantes, ont montré des limites que les Lions de l’Atlas, en pleine reconstruction sous la houlette de Mohamed Ouahbi, peuvent mettre à profit. Reste désormais à transformer ces enseignements en un plan de jeu concret. La prochaine trêve internationale de juin offrira au sélectionneur national une dernière occasion pour peaufiner son dispositif et affiner ses choix tactiques avant le rendez-vous du 13 juin face au Brésil au MetLife Stadium. Pour les Lions de l’Atlas, champions d’Afrique en titre, l’objectif est clair : rééditer l’épopée qatarienne et, pourquoi pas, marcher dans les pas des U20 sacrés champions du monde sous la houlette de Ouahbi.