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Mondial 2026 : Les rêves du Maroc se brisent encore face à la muraille de Deschamps

Malgré une nouvelle prestation héroïque du portier Yassine Bounou et la farouche résistance opposée en première mi-temps, les Lions de l’Atlas se sont finalement inclinés face à la force de frappe de la France (2-0), jeudi en soirée pour le compte des quarts de finale de la Coupe du Monde FIFA 2026. Le Maroc n’a d’autre choix que de capitaliser sur les jeunes pépites qui se sont distinguées aux USA et de tirer des leçons de ce nouvel échec, en attendant “une revanche d’ici quatre ans”, comme l’a espéré le sélectionneur jeudi.

10 Juillet 2026 À 15:05

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La marche a encore été trop haute pour les Lions de l’Atlas, à l’heure de défier une sélection française à l’arsenal offensif intraitable. Jeudi, les protégés de Mohamed Ouahbi ont croisé le fer avec l’un des plus grands favoris de l’édition 2026 de la Coupe du Monde, si ce n’est l’ultime favori ! Un ogre aux atouts dévastateurs en ligne d’attaque, avec quatre profils qui ont semé la zizanie dans toutes les défenses affrontées jusque-là, y compris Hakimi et compagnie.



Les coéquipiers d’Ayyoub Bouaddi ont démarré la rencontre avec un bloc relativement bas, puisque les Français ont enclenché les raids dès les premiers souffles de la rencontre. Mohamed Ouahbi a déclaré après la rencontre qu’il n’avait pas donné de consignes pour faire reculer l’équipe, tout en précisant qu’il s’agissait d’une réaction naturelle des joueurs face au pressing offensif des joueurs de Deschamps. Au final, Yassine Bounou s’imposait comme meilleur joueur de cette première période, avec trois arrêts majestueux et décisifs, dont un sur penalty face à Kylian Mbappé. Après le passage aux vestiaires, les supporters marocains espéraient voir leur équipe prendre l’initiative et déranger la défense française dans sa zone. Les Nationaux ont effectivement avancé d’un cran, en tentant de créer des espaces pour Talbi, Diaz et El Khannouss, mais c’est là que la France a pu trouver son aise et que les coups ont commencé à se faire douloureux. Comme l’a avoué le milieu de terrain français Rabiot en fin de rencontre, les Bleus étaient encore plus sereins lorsqu’ils confiaient le ballon au camp marocain.

Face à la machine française, la volonté des Lions n’a pas suffi

Privés de Saibari, évoluant sans véritable attaquant de pointe capable de concrétiser les offensives et asphyxiés par une équipe aux ressources physiques et tactiques intarissables, El Aynaoui et compagnie ont pu sortir de leurs quartiers pendant 15 minutes, mais la sentence est finalement tombée à l’heure de jeu. En l’espace de six minutes, Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé ont fait plier la rencontre avec deux buts empreints d’individualisme, reflétant la qualité extraordinaire dont dispose cette équipe. En face, les Lions de l’Atlas n’ont jamais été en mesure d’inquiéter le portier Maignan, à l’exception d’un tir à bout portant d'Azzeddine Ounahi en fin de rencontre. Les chiffres de la rencontre établissent d’ailleurs un constat très clair : 22 tirs dont 9 cadrés pour la France, contre 5 tirs et un seul cadré pour les Nationaux. La précision des passes a également fait pencher la balance des Bleus, avec un taux de 92% de réussite. Encore une fois, le Maroc s’est heurté à la muraille dressée par Didier Deschamps, comme ce fut le cas pour la bande à Regragui au Qatar. Toutefois, l’amertume de l’échec ne peut éclipser l’excellent parcours signé par les Lions depuis leur départ pour le New Jersey. Depuis le coup d'envoi du Mondial, les hommes de Mohamed Ouahbi ont porté haut les couleurs du Maroc : un nul logique face au Brésil (1-1), une courte victoire contre l'Écosse (1-0) puis une belle remontada face à Haïti (4-2), des prestations qui leur ont permis de terminer deuxièmes de leur groupe derrière la Seleção avec le même nombre de points (7 unités). En huitième de finale, les Lions ont éjecté les Pays-Bas aux tirs au but après une égalisation à la 91e minute (1-1), avant de dominer avec autorité le Canada (3-0) pour décrocher leur billet pour les quarts de finale, pour la deuxième fois consécutive lors des phases finales du Mondial. L’échec de jeudi ne peut effacer tout ce qui a été réalisé lors de ce périple. Après l’épopée du Qatar en 2022, cette édition aura été celle de l’ancrage pour le Maroc, une occasion de démontrer au monde que le parcours de Doha était tout sauf un coup de chance.
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