se joue, ce vendredi, à Rabat, devant un public marocain qui piaffe d’impatience à l’idée de retrouver son équipe après son parcours remarquable lors de la
. Depuis le Mondial américain, le visage de la
. Fidèle à son approche de formateur, le sélectionneur a choisi d’ouvrir largement les portes de la tanière à une nouvelle génération riche en promesses, portée notamment par de jeunes talents évoluant dans les championnats européens.
Le secteur offensif s’est ainsi enrichi avec le dynamisme de
Yassir Zabiri et de
Tawfik Bentayeb, tandis que
Soufiane El-Faouzi apporte sa solidité et son intelligence dans l’entrejeu. Dans les buts
, Alaa Bellaarouch affiche de nouvelles garanties, alors qu’
Abdellah Ouazane séduit par sa qualité technique et sa capacité à faire jouer ses partenaires. À cette jeunesse montante s’ajoute le retour précieux d’
Ilias Akhomach, appelé à prendre le relais de
Brahim Diaz, blessé. Sa percussion et sa créativité sur le flanc devraient offrir davantage de variété à l’animation offensive. Entre cadres confirmés et jeunes pousses désireuses de bousculer la hiérarchie, Mohamed Ouahbi dispose ainsi d’un groupe qui entend insuffler un nouvel élan à la sélection.
Le Gabon, une équipe avec un sélectionneur qui connaît le style de jeu de Ouahbi
Face aux Lions de l’Atlas se présente une sélection gabonaise désormais dirigée par Sébastien Migné, un technicien qui connaît bien le football marocain et son sélectionneur. Le Français avait déjà croisé la route de Mohamed Ouahbi lors de la Coupe du monde 2026, alors qu’il dirigeait encore la sélection haïtienne. Un précédent qui pourrait compter au moment de préparer ce duel, Migné ayant alors réussi à poser des problèmes aux Marocains grâce à une organisation disciplinée et un bloc difficile à déséquilibrer. Cette fois, les Panthères se présenteront toutefois avec plusieurs absences importantes. Touchés aux adducteurs, le taulier de l’entrejeu Mario Lemina et l’ailier Jim Allevinah ont dû déclarer forfait et seront respectivement remplacés par Clench Loufilou et Randy Essang Matouti. À cela s’ajoute l’absence de leur buteur historique, Pierre-Emerick Aubameyang, qui ne figure pas dans la liste. Les Gabonais devront donc s’appuyer sur un collectif compact et sur l’expérience de joueurs comme Denis Bouanga ou Guelor Kanga. De son côté, Mohamed Ouahbi cherchera à exploiter les espaces d’une défense remaniée, en imposant un rythme élevé et une circulation de balle suffisamment fluide pour faire bouger le bloc adverse.
Un historique des confrontations riche en suspense
L’histoire des confrontations entre le Maroc et le Gabon est particulièrement fournie et penche nettement en faveur des Lions de l’Atlas, qui comptent 12 victoires en 21 rencontres officielles et amicales confondues, contre 3 matchs nuls et 6 succès gabonais. Lorsqu’elles se retrouvent sur le terrain, les deux sélections offrent généralement des duels engagés, où l’intensité et les batailles tactiques occupent une place centrale. La plus large victoire marocaine face aux Panthères reste le spectaculaire 6-0 infligé en novembre 2006 en match amical, auquel s’ajoute le net succès 4-0 décroché à l’extérieur lors des qualifications pour la Coupe du monde en 1997. Le Gabon, de son côté, avait signé sa victoire la plus large en octobre 2009, sur le score de 3-1. Le rendez-vous de ce vendredi s’inscrit ainsi dans la continuité d’une rivalité qui a souvent réservé son lot de suspense. Pour leur première sortie dans ces éliminatoires, les Lions de l’Atlas voudront joindre le résultat à la manière et poser, devant leur public, les premières pierres de leur route vers la CAN 2027.