Youssef Moutmaine
26 Février 2026
À 14:30
Depuis la finale chaotique de la
Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, qui a vu le
Sénégal s’emparer du trophée après les tristes incidents que tout le monde connaît, l’information a circulé avec une telle intensité que la
FRMF a dû la réfuter à deux reprises en une semaine ! Jusqu’à jeudi matin,
Walid Regragui occupait bel et bien le poste de
sélectionneur national, lui qui avait clairement refusé de répondre à la question : «Allez-vous démissionner de votre poste après cet affront ?», juste après la finale du 18 janvier dernier.
Avant la
CAN 2025, le coach avait souvent répété qu’il était capable d’«aller chercher le trophée», en assurant qu’il accepterait les représailles dans le cas inverse. Cela dit,
Walid Regragui a préféré se murer dans un silence assourdissant après le revers, refusant d’assumer son échec pendant plusieurs semaines.
En parallèle, la cote du technicien a connu une chute libre auprès des supporters marocains, qui n’hésitent pas à le désigner comme l’un des principaux responsables de l’échec, si ce n’est le principal. En se confinant dans l’ombre et en refusant d’assumer sa responsabilité,
Regragui a fini par mettre la
Fédération Royale Marocaine de Football dans l’embarras. L’instance faîtière du football national s’est vue obligée de démentir son départ à deux reprises en l’espace d’une semaine, avant d’annoncer une réunion du Comité directeur, programmée jeudi.
La
FRMF n’a pas pris la peine d’annoncer l’ordre du jour, mais nul besoin de préciser que le dossier Regragui devait dominer les débats. Plusieurs sources ont assuré que la Fédération a déjà anticipé la séparation, en confiant l’élaboration de la prochaine liste de la sélection A (en vue des deux prochains matchs amicaux face au Paraguay et à l’Équateur) à la Direction technique menée par
Fathi Jamal.
Les successeurs probables, eux, ne sont plus à présenter : le
Maroc peut se targuer de compter plusieurs techniciens de classe mondiale, qui ont marqué de leur empreinte diverses compétitions internationales. Avec des noms de la trempe de
Tarek Sektioui,
Mohamed Ouahbi,
Houcine Ammouta ou encore
Jamal Sellami, le
Maroc n’a que l’embarras du choix et ne devrait, sauf grande surprise, solliciter les services d’aucun technicien étranger.
Au-delà du choix du successeur ou de l’officialisation du départ, les observateurs et les supporters sont en droit de se poser une question élémentaire : une démission de Regragui après la finale ratée n’aurait-elle pas facilité la tâche de tous les acteurs ?