10 Avril 2013 À 12:23
Le Matin Éco : Tout d’abord, une première lecture de la visite du Président de la République et ses retombées possibles sur le partenariat Maroc-France en général ?Samir Abi Ramia : La visite d’État de M. le Président de la République française François Hollande au Maroc, à la tête d’une importante délégation, s’est déroulée dans d’excellentes conditions et a fait l’objet d’un accueil chaleureux et amical à tous les niveaux, bien sûr sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Les rencontres bilatérales ont aidé à confirmer un partenariat déjà existant et surtout à lui donner une nouvelle impulsion pour l’avenir.
Quel premier bilan tirez-vous de votre récent déplacement ?Faisant partie de la délégation économique, ce déplacement a permis de nouer de nouveaux contacts avec de possibles partenaires et à confirmer une orientation majeure, celle de faciliter les échanges commerciaux entre le Maroc et la France, et encourager les entreprises françaises à utiliser la plateforme marocaine pour un déploiement vers d’autres pays d’Afrique.
Vous travaillez, depuis quelques années, avec un opérateur marocain, pouvez-vous nous éclairer sur ce partenariat et ses déclinaisons ?Notre entreprise, Polysius SAS, spécialiste dans l’ingénierie d’installations industrielles, principalement dans les secteurs du ciment et des minéraux, est une filiale du grand groupe allemand ThyssenKrupp. Notre activité au Maroc, remonte à plusieurs décennies, et s’est illustrée surtout par la construction de plusieurs cimenteries en clé-en-main, pour différents acteurs dans le domaine cimentier. En 2008, un opérateur marocain privé, Les Ciments de l’Atlas, nous a confié la réalisation de deux cimenteries dans le centre du Maroc. Les deux usines ont très bien démarré dans de bonnes conditions de performance et surtout dans les délais contractuels.
Qu’en est-il de vos actions en tandem à l’étranger, puisque j’ai cru comprendre qu’il s’agit d’une approche commune sur le marché africain ? À quoi peut-on s’attendre dans les prochaines semaines ou mois dans ce sens ?L’expérience récente et réussie avec Les Ciments de l’Atlas, CIMAT, a encouragé notre client à nous solliciter aussi dans le cadre du déploiement de son approche du marché de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale. Visionnaire, CIMAF a lancé en 2012 trois projets de centres de broyage et d’expédition de ciment, en Côte d’Ivoire, en Guinée Conakry et au Cameroun. Très prochainement, deux autres projets identiques seront lancés au Burkina Faso et au Congo Brazzaville.
Vous êtes, permettez-nous l’expression, un habitué du Royaume. Quel regard portez-vous sur son économie et ses perspectives d’avenir ?La situation économique du Royaume du Maroc est bien prometteuse, au vu d’une dynamique encouragée par les gouvernements successifs et d’une stabilité qui contraste, actuellement, avec d’autres pays de l’Afrique du Nord.
Du côté marocain comme du côté français, la détermination est réelle d’aller de l’avant, dans le cadre d’un partenariat plus poussé et plus raffermi. Concrètement, quelles retombées attendez-vous dans votre secteur d’activité ?Nous espérons une amélioration continue de nos activités déjà développées dans le secteur cimentier au Royaume et une diversification aussi bien vers le secteur des minéraux, principalement les phosphates que dans l’offre des services et de la formation locale.