16 Novembre 2013 À 16:08
Le Matin Emploi : Dans quel contexte s’inscrit la signature du protocole d’accord avec le CEED ?Khalid Baddou : Un de nos objectifs à l’Association marocaine du marketing et de la communication est de mettre en avant ces métiers et les valoriser à leur juste valeur. Nous souhaitons à travers cette convention soutenir les TPE qui, souvent faute de moyens, ne peuvent faire appel aux services d’une agence de conseil en communication ou d’un consultant pour développer leur plan marketing et communication. Ainsi, nous allons mettre notre savoir-faire au service d’une grande partie de l’Économie marocaine, composée majoritairement des TPE. Cette convention est une première, nous serons ouverts également à d’autres partenariats similaires au service de l’Entreprise marocaine.
Dans le cadre de cette convention, quels types d’actions seront mises en œuvre ? Et pour répondre à quels objectifs ?Dans les TPE ou PME en général, la mission du responsable marketing et communication fait souvent partie des prérogatives du directeur général ou commercial. C’est dans ce cadre-là que nous souhaitons clarifier la valeur ajoutée de ces fonctions qui sont non seulement des fonctions supports, mais plutôt des postes stratégiques pour le développement de l’entreprise, quelle que soit sa taille. Les entreprises adhérentes au programme CEED auront la possibilité de profiter de l’expertise de nos membres en leur présentant le plan marketing et communication en amont ou en aval de la création de l’entreprise. Ainsi, les professionnels de l’AMMC donneront leurs recommandations et orientations au chef de l’entreprise pour lui permettre de mieux aligner ses plans avec les besoins du marché et ses meilleures pratiques. Ce sera aussi une ouverture pour des opportunités d’affaires possibles entre les professionnels et les entreprises. Pour les TPE, il s’agit d’un consulting efficace et gratuit pour mieux se lancer sur le marché et accroître sa compétitivité. Pour l’Association, ce sera notre contribution au développement de la profession et de l’économie nationale.
Concernant la promotion du Label «Maroc» et le lancement du concours qui s’y affère, pourriez-vous nous exposer la finalité et les enjeux de cette action ?Sa Majesté le Roi Mohammed VI a lancé un appel en aout dernier, encourageant les acteurs politiques et économiques de la société civile à se mobiliser pour le développement et la promotion du Label «Maroc». Notre initiative s’inscrit dans cette logique et consiste à apporter notre contribution à ce grand projet national. Concrètement, nous allons procéder, à travers une démarche participative, à consolider les idées des professionnels du marketing et de la communication ainsi que des experts nationaux et internationaux en la matière. Nous allons préparer une plateforme de débats et de recommandations activables sur le moyen et long terme, qui seront soumis ensuite aux responsables politiques et économiques pour les faire porter au niveau des instances compétentes. Nous avons prévu également d’impliquer les étudiants des grandes écoles de commerce nationales et les mettre à contribution dans ce projet d’envergure, à travers un concours des meilleures idées pour la promotion du Label «Maroc». Nous sommes aujourd’hui en train de construire ce projet et de nous ouvrir sur des partenaires institutionnels pour pouvoir le concrétiser durant l’année 2014.