Avant l'entame des compétitions, cette nageuse marocaine a promis la détention d'une médaille d'or. Amplement, la voilà qui honore les couleurs nationaux avec quatre distinctions. Une première médaille de bronze, une deuxième d'argent et deux autres en métal précieux.
LE MATIN
24 Septembre 2010
À 19:13
Son champ d'honneur, c'est le bassin du Complexe Mohammed V de Casablanca. Cette même piscine qui a perçu ces premiers lancements dans l'eau. A l'âge de 9 ans, les parents El Bekri décident d'inscrire leur fille cadette aux cours de natation. Brillante élève, Sara réussit du premier coup cette mission de mener à la perfection sa carrière de sportive et ses études. Courageuse et talentueuse, Sara joindra facilement le facultatif à l'essentiel pour en construire une raison d'existence.
Calme et transparence L'équation est simple pour Sara. Quand elle parle de son parcours, elle le fait avec une transparence et un calme semblables à cette sereine eau qui coule en toute abondance. « Au début, c'était un moyen de relâchement, en un temps limité, la natation va gagner de la place dans mon esprit. J'ai très vite pris goût à ce mouvement de concurrence de courses et d'épreuves, je commence à trouver plus d'aisance à nager. Dès le début, c'était la brasse qui m'a séduite», assure Sara El Bekri. Question de savoir pourquoi la brasse et pas autres nages, Sara répond que « naturellement, certains nageurs sont doués pour des nages et pas pour d'autres. Par exemple, je sais que le dos n'est pas ma spécialité et que pour réussir une course en dos, je dois fournir énormément d'efforts, alors qu'une nageuse comme Imane Boulaamane, par exemple, le fait avec une aisance magnifique ». Reconnaissante, cette originaire de la métropole appuie que toute carrière de sportif se fait grâce aux confrontations. Elle déclare que ce qui la forge, c'est le fait de se déplacer dans les quatre coins du Maroc pour participer à différentes compétitions.
Esprit de compétition « Souvent, j'ai eu affaire à des concurrentes rudes. Le fait de se réunir continuellement dans des compétitions pour voir qui est la meilleure m'a permis d'actualiser perpétuellement mon niveau et de corriger mes erreurs. J'ai toujours adoré cet esprit de compétition. Il faut dire que la chose a pris de l'ampleur au fur et à mesure que je gagnais des médailles et championnats mais cela a toujours été une relaxation. Il y a quelques années, je faisais les classes préparatoires dans une Ecole d'ingénieurs. Et personne n'ignore le ''stress monstre'' qu'on a pendant la semaine et pouvoir plonger dans l'eau en fin de journée me permettait de travailler à l'arrache-pied le lendemain». Après un cursus de 5 ans en génie industriel au sein d'une Ecole d'ingénierie à Lyon, Sara a rejoint, récemment, les Etats-Unis pour achever sa formation dans la même spécialité dans le cadre d'un programme d'échange entre les deux pays. Ceci dit, il lui reste quelques mois avant l'obtention de son diplôme d'ingénieur en génie industriel. Sara explique qu'elle mène désormais un stage de fin d'études dans le secteur du système d'information en tant qu'assistante de chef de projet.
Avec une sublime modestie, Sara espère achever parfaitement son stage et sa formation et elle confesse, les yeux rivés, pouvoir représenter honorablement la natation marocaine aux Jeux olympi En effet, nageuse marocaine est licenciée, également, au club français de Lyon- Natation. Représentante du Maroc aux JO 2008, classée 19e aux Championnats du monde 2008 et avec 5 médailles aux Jeux panarabes en 2007, Sara a, en sa possession, le double ''record-woman arabes''. Elle est détentrice de la meilleure performance française au 100 m brasse et des 20 records marocains en brasse, en nage libre et en quatre nages, ses titres se multiplient et ses victoires se répètent pour graver le nom d'une nageuse hors pair, distinguée dans l'histoire de la natation marocaine !