Les troubles du comportement alimentaire

«Le Raja vise à glaner un maximum de titres»

Après une carrière faite de succès, dans plusieurs pays arabes, Abdelmajid Dine Jilani a intégré l’effectif du Raja Casablanca, l’été dernier, pour prendre part au projet mis en place par les nouveaux dirigeants. Dans un entretien qu’il a accordé au «Matin Sports», Dine revient sur son long parcours, mais nous livre également ses objectifs avec les Verts.

26 Novembre 2012 À 17:03

Matin Sports : Pourriez-vous nous parler de votre parcours footballistique, avant la signature au Raja Casablanca, cet été ?Abdelmajid Dine : Mon nom est Abdelmajid Dine Jilani, attaquant, 33 ans. J’ai débuté avec l’équipe du Najm Chabab, avant de rejoindre les cadets du Wydad Casablanca. Puis, j’ai gravi les échelons jusqu’à l’équipe première. Après 2 saisons à l’AS Salé, j’ai rejoint le FUS Rabat, pour deux autres années, puis j’ai été transféré à la Jeunesse Kairaouane, en Tunisie. Là, j’ai fait partie des 3 meilleurs joueurs étrangers en 2005. Ensuite, j’ai été engagé par le club Futur Gabès, où j’ai été buteur de l’équipe. Après un court passage par l’Olympique de Beja, j’ai pris le chemin du Golfe, plus exactement le Sultanat d’Oman, pour jouer au sein du club de Dhofar. Là encore, j’ai été le buteur de l’équipe, avec laquelle j’ai participé à la Ligue des Champions d’Asie. Par la suite, je suis revenu dans le Maghreb, pour jouer au sein de l’Olympique Azzawiya en Libye. J’ai obtenu le titre honorifique de meilleur joueur étranger, assorti d’une deuxième place au classement des buteurs, avec 15 réalisations. La suite de mon parcours en Libye se fera avec les clubs d’Al Nasr et Al Ahly, avec une brève parenthèse au FUS Rabat. J’ai été également buteur de la phase aller du Championnat du Maroc, avec le Difaâ El-Jadida, alors entraîné par Fethi Jamal. Le reste de la saison s’est fait au club Al Arabi, au Koweït, avant un dernier retour sur les terres marocaines, chez le CODM, où j’ai terminé la saison dernière, avant d’être recruté par le Raja.Quelle est la différence entre tous ces clubs où vous avez évolué et le Raja Casablanca ?Il y a énormément de différence. Tout d’abord au niveau des infrastructures, des objectifs, des ambitions, du public… J’ai eu la chance et le privilège d’évoluer dans plusieurs clubs, sous différentes configurations. Ce qui m’a aidé à me forger une personnalité et un esprit de guerrier. La différence essentielle réside dans la dimension du club où on évolue. Le Raja est considéré comme l’un des plus grands clubs arabes et sa stature de grande équipe historique l’oblige en quelque sorte à avoir de grandes ambitions, avec des objectifs bien définis. Ce qui est le cas d’Al Ahly, Dhofar et Al Arabi. Par contre, des équipes respectables, comme Olympique Beja et Futur Gabès, visent un classement qui leur permet de participer à une compétition internationale, tout en essayant d’arriver au top du classement, chaque saison.Comment se passe votre adaptation au sein du groupe rajaoui ?Comme je l’ai dit, mon expérience m’a permis d’être lucide sur beaucoup de choses. Je savais pertinemment que mon chemin n’allait pas être couvert de roses. Au contraire, le seul moyen de parvenir à ses objectifs est d’y travailler sérieusement, sans jamais fléchir. Mon atout, au début, était que public et joueurs me connaissaient, j’ai donc pu compter sur l’aide de mes coéquipiers, qui m’ont accueilli et soutenu. Je ne voudrais pas en citer un, parce qu’ils ont tous contribué, sans exception, à ce que mon adaptation se fasse très rapidement.Les choses ont toujours été claires entre nous : nous formons un groupe compact, où règne une concurrence loyale, pour que les onze joueurs titulaires soient toujours prêts à affronter le match qu’ils vont disputer. Il n’y a qu’à voir la réaction de l’équipe quand on marque un but : le buteur se dirige naturellement vers le banc de touche et tout le monde se congratule. Nous sommes une grande famille et je suis ami avec la plupart des membres.Quels sont les objectifs fixés par le club cette saison ?Je pense que les objectifs sont clairs, au vu de la campagne de recrutement opérée par le club. Le Raja vise à glaner un maximum de titres cette saison. Nous avons cueilli le premier fruit de notre travail, avec la Coupe du Trône, remportée face à l’AS FAR. Ce qui n’était pas du tout une mince affaire. Cependant, c’est une consécration qui récompense l’énorme travail effectué dans les coulisses, par toutes les composantes du club. Le Raja Casablanca est un grand club et il est normal qu’il vise des objectifs majeurs. Il nous reste maintenant deux objectifs, qui sont le championnat de cette année et la coupe arabe, que nous avons bien entamée et qui représentent les deux autres fruits, qu’il nous faudra cueillir en fin de saison. Le chemin est long et sera parsemé d’équipes qui veulent toutes s’imposer face au Raja, avec une volonté accrue cette saison, vu les dimensions du club.Avec tous ces objectifs, ne craignez-vous pas la grande pression du public ?Au contraire. J’ai évolué dans des clubs très populaires dans leurs pays respectifs, comme Al Ahly, en Libye ou encore l’Olympique de Beja, en Tunisie. Je préfère regarder la pression du public d’un œil positif, dans la mesure où elle doit être un soutien moral. Même quand l’équipe est menée au score, ce soutien nous pousse à nous surpasser pour renverser la vapeur. De toutes les manières, la pression doit toujours être perçue positivement.

Copyright Groupe le Matin © 2026