Haytam Boussaid
04 Février 2026
À 16:45
Une
Classe S se reconnaît avant même qu’on la distingue. À la tombée du jour, à l’approche d’un feu, ou simplement à l’instant où elle se pose au bord d’un trottoir. Avec cette nouvelle évolution,
Mercedes-Benz pousse encore plus loin ce qui fait l’ADN du modèle : une présence qui impose le calme, une technologie qui se fait oublier, et cette sensation de cocon luxueux qui ne cherche pas à impressionner... mais finit toujours par le faire.
La marque parle de mise à jour la plus complète dans une génération. Le chiffre est lourd : plus de 50% de la voiture ont été retravaillés, mis à jour, raffinés. Et le symbole est assumé : 140 ans après l’invention de l’automobile, la Classe S continue de porter le rôle de vitrine, celle qui reçoit d’abord les nouvelles idées, puis les laisse ruisseler dans le reste de la gamme.
Une signature lumineuse plus statutaire, une personnalisation sans limites
Le premier choc est visuel. La Classe S gagne une calandre éclairée, annoncée plus grande d’environ 20%, et surtout une signature qui joue avec les codes historiques de Mercedes. Pour la première fois, une étoile Mercedes éclairée est proposée sur le capot (selon marchés et disponibilités). Un détail ? Pas vraiment. C’est exactement le genre de détail que les clients de Classe S remarquent, parce qu’il dit «statut» sans le crier.
Les phares Digital Light passent à une nouvelle génération, avec une technologie micro-LED et un champ d’éclairage haute résolution annoncé en hausse d’environ 40%. L’idée n’est pas seulement d’éclairer plus fort, mais d’éclairer plus juste : davantage de précision, une meilleure adaptation aux situations, et un faisceau qui travaille avec l’intelligence embarquée. À l’arrière, les feux adoptent trois étoiles signature, comme une ponctuation. Et pour soigner l’arrivée autant que le départ, Mercedes ajoute même un projecteur latéral capable d’afficher «Mercedes-Benz» au sol, comme un tapis de lumière.
L’autre terrain, plus discret, mais tout aussi central dans le luxe, c’est l’individualisation. Mercedes déploie Manufaktur à très grande échelle : plus de 150 teintes extérieures possibles, plus de 400 ambiances intérieures, et une logique «Made to Measure» pensée pour fabriquer une Classe S à la carte, au-delà des combinaisons habituelles. Ici, la personnalisation n’est pas un gadget. C’est un langage : celui d’une clientèle qui veut une voiture unique, et pas seulement chère.
MB.OS, MBUX et MB.Drive : la Classe S devient un écosystème
La nouveauté la plus structurante se cache derrière les écrans : MB.OS. Mercedes le décrit comme le «superordinateur» de la voiture. Une architecture qui connecte les fonctions, centralise l’intelligence et permet des mises à jour à distance pour de nombreux contenus et services. L’objectif est simple : que la Classe S ne vieillisse plus comme avant. Qu’elle reste à jour, s’améliore, et conserve son avance numérique sans passer par l’atelier à chaque évolution.
Dans ce nouveau cadre, MBUX franchit une étape. La Classe S adopte en série un Superscreen MBUX, qui unit l’écran central et l’écran passager sous une surface vitrée continue. L’interface devient plus fluide, plus directe, plus intuitive, avec une «Zero Layer» retravaillée : moins de menus, plus de fonctions qui remontent d’elles-mêmes, parce que la voiture apprend vos habitudes. L’assistant «Hey Mercedes» change aussi de dimension avec l’IA : dialogues plus naturels, réponses plus riches, et une présence plus «vivante» à l’écran via un avatar.
La navigation, elle, s’appuie sur une intégration annoncée avec Google Maps, et pousse l’affichage en 3D de l’environnement autour de la voiture. Le message est clair : rassurer, anticiper, réduire la charge mentale dans les situations denses, celles où une berline de luxe doit être facile... malgré son gabarit.
Côté aides à la conduite, Mercedes regroupe sous MB.Drive une nouvelle génération de systèmes, rendue possible par une architecture informatique plus puissante et une dotation capteurs complète (caméras, radars, ultrasons). L’ambition va jusqu’à une conduite «point à point» en trafic urbain dense pour certaines versions, avec un déploiement annoncé progressivement selon les pays et la réglementation. Même logique pour le stationnement : reconnaissance plus précoce des places, nouvelles manœuvres prises en charge, et affichages 360 ° enrichis.
Une gamme électrifiée pour la nouvelle Classe S
Mais la Classe S reste aussi une affaire de corps, pas seulement de code. Mercedes promet une conduite encore plus silencieuse et sereine, portée par une gamme électrifiée (essence, diesel, hybride rechargeable), la suspension pneumatique Airmatic ou le E-Active Body Control en option, et une direction arrière désormais proposée pour renforcer l’agilité. À bord, le confort continue de se jouer sur des détails : ceinture chauffante, ventilation pilotée, filtration d’air renforcée, et un arrière pensé comme un bureau mobile, avec écrans, commandes détachables et visioconférence intégrée.
Au fond, cette nouvelle Classe S ne cherche pas à changer de statut. Elle cherche à le verrouiller. En modernisant l’allure, en rendant la technologie plus invisible, et en transformant l’expérience en un tout cohérent : conduire, être conduit, travailler, respirer, se poser. Une berline qui ne se contente plus d’être luxueuse. Elle veut être, plus que jamais, la définition même du mot «référence».