LE MATIN
13 Avril 2026
À 09:50
Dans ce sens, un "Stand
Maroc" a été aménagé au coeur du
Palais de la Culture d'Abidjan, à l’initiative du Département de la Culture pour abriter cette exposition qui se veut une vitrine sur l’authenticité de la culture et de l’
artisanat du Maroc, avec à la clé la mise en valeur de certains éléments phares des pratiques culturelles immortelles, telles qu’issues de plusieurs régions du Royaume.
Amplement ancrés dans l’histoire rayonnante et séculaire du Royaume, ces éléments se veulent l’illustration éloquente de la profondeur et de la sécularité d’un legs ancestral combien vivant et recréé en permanence.
A cette occasion, la ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie,
Françoise Remarck, accompagnée notamment du président de l’Assemblée Nationale,
Patrick Achi et d’autres personnalités, ont effectué une visite à cette exposition inédite, destinée à renforcer davantage la visibilité du Royaume, en tant que pays à l’honneur lors de cette nouvelle édition, auprès des festivaliers et visiteurs du
MASA.
Cette exposition donne à découvrir et à apprécier, entre autres, le
Caftan marocain, une tenue vestimentaire traditionnelle qui se veut le fruit d’une synthèse ornementale composée, entre autres, d’une passementerie faite en fils de soi, d’une broderie en fils de soi ou fils d’or et de décors en perles et paillettes exécutées à la main. L’
exposition "Trésor du Maroc" met ainsi en lumière une belle collection de caftans, signés la styliste
Kaoutar Youssefi.
Dans l'espace de l'exposition, les festivaliers et visiteurs de la
Côte d'Ivoire et d'ailleurs, ont eu droit aussi à une immersion dans le monde du
zellige marocain et tout le savoir-faire ancestral des
artisans marocains qui s’est forgé autour de ce métier authentique.
L’exposition est l’occasion pour les visiteurs de se renseigner sur la
gastronomie marocaine hautement distinguée par la diversité de ses plats, la variété de ses ingrédients influencés par les régions et les environnements locaux, et l’authenticité de sa pâtisserie aux multiples douceurs.
Dans le "Stand Maroc" un espace est réservé aussi à la
calligraphie marocaine, un art qui fait appel à des outils traditionnels anciens, comme le « Qalam » (crayon) ou encore des outils modernes (pinceaux). La Calligraphie marocaine est intrinsèquement liée à l’ornementation, servant à décorer les mosquées et les palais mais aussi, à embellir les manuscrits, les livres, les bijoux, les vêtements et même les meubles.
L'exposition "Trésor du Maroc" met en relief également la singularité de la
maroquinerie du
Sahara marocain, laquelle nourrit une production extrêmement variée, à la fois utilitaire et esthétique.
A rappeler que le Maroc est fortement présent à la 14ᵉ édition du MASA, événement placé sous le thème "les arts de la scène en
Afrique, outil d’intégration économique et social", par plusieurs troupes musicales confirmées, à savoir : le groupe
Gnaoua du
Maalem Hassan Boussou, le groupe
Ribab Fusion, ou encore la
Taifa Aissaouia, avec
Haj Said Berrada, outre la présence de conférenciers spécialisés en arts et culture.
Prévue jusqu’au 18 avril courant, cette nouvelle édition, avec une programmation riche et diversifiée, est conçue de manière à ériger Abidjan en une véritable scène artistique à ciel ouvert où, les aficionados de la culture, de la créativité et des arts peuvent renouer avec
danse,
musique,
théâtre,
cirque, slam ou encore les
arts de la rue.
Le MASA revêt également une dimension internationale en ce sens, qu’il permet de favoriser le dialogue croissant entre les scènes africaines, latino-américaine et méditerranéenne.
Créé en 1990, le MASA s’est imposé au fil des années comme un rendez-vous incontournable des arts vivants en Afrique et au-delà. L’édition 2026 apparait ainsi, comme une étape importante dans la consolidation de son rôle de hub culturel, économique et artistique.