LE MATIN
05 Juillet 2026
À 09:32
En tournée mondiale célébrant leurs soixante ans de carrière, les icônes du
rock allemand ont livré l'un des concerts les plus attendus de cette 19e édition.
Le
groupe Scorpions a enflammé la
scène Casa Anfa en interprétant plusieurs de ses titres emblématiques,
notamment
Still Loving You, Coming Home et Make It Real, confirmant son statut de formation de référence sur scène.
En ouverture de la scène Casa Anfa,
Hypnotic Brass Ensemble a proposé une performance énergique mêlant
jazz,
funk et
hip-hop. Le collectif originaire de Chicago a ensuite retrouvé le musicien marocain
Mehdi Nassouli pour une création inédite fusionnant cuivres urbains et sonorités
gnaoua.
Sur la
scène 21,
José James et
China Moses ont exploré les frontières entre jazz,
soul et
R&B contemporain à travers des prestations maitrisées, tandis que
Brian Jackson, figure majeure du jazz engagé, a replongé le public dans l'univers du jazz conscient qu'il a contribué à façonner aux côtés de
Gil Scott-Heron, influençant durablement plusieurs générations d'artistes. Dans une déclaration à la MAP, Brian Jackson a affirmé se réjouir de se produire pour la première fois au Maroc, relevant que jouer en
Afrique du Nord constituait une aspiration de longue date. Il a également exprimé son souhait de découvrir davantage le continent africain, espérant que cette première expérience marquera le début d'une aventure appelée à se poursuivre.
L'artiste a, par ailleurs, souligné que le message le plus important qu'il souhaitait transmettre à son public marocain est celui de l'unité, estimant que les peuples partagent aujourd'hui des défis communs qui appellent davantage de solidarité.
Au
Parc de la Ligue Arabe, la scène a mis en lumière la création de
Sarah Mazigh. Entre traditions amazighes et arrangements contemporains, l'artiste a proposé un voyage musical mêlant
tamazight,
afrobeat, soul et jazz-funk, illustrant la volonté du festival de valoriser les croisements entre héritage local et esthétiques contemporaines.
Pour sa 19e édition, qui se poursuit jusqu’au 11 juillet,
Jazzablanca propose une programmation éclectique, ouverte aux tendances actuelles et aux artistes marocains.
Le festival franchit cette année un nouveau cap avec 40
concerts à
Anfa Park et 10 concerts gratuits au Parc de la Ligue Arabe.
Pensé comme une extension du festival au cœur de Casablanca, le Parc de la Ligue Arabe accueille une programmation favorisant les rencontres entre
artistes marocains et internationaux autour du jazz, de la gnaoua, de la soul et des musiques actuelles.