“Michael” électrise le box-office mondial et franchit les 30 M$ en moins de 24 heures en salles
Sorti en salles le mercredi 22 avril, “Michael”, réalisé par Antoine Fuqua, frappe fort avec plus de 30 millions de dollars récoltés en moins de 24 heures à l’échelle mondiale. Au cœur de cette performance, un choix qui intrigue autant qu’il fascine : Jaafar Jackson, le neveu direct de Michael Jackson, incarne la légende à l’écran, brouillant la frontière entre héritage familial et reconstitution artistique. Entre fidélité gestuelle, charge émotionnelle et attente planétaire, le film s’impose d’emblée comme un événement à la hauteur d’une icône dont l’empreinte continue de générer, des années après sa disparition, une mobilisation massive des Fans.
Jaafar Jackson, neveu de Michael Jackson, incarne l’artiste dans le film
Saloua Islah
25 Avril 2026
À 11:58
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Dès ses premières heures en salles, "Michael” cartonne à l’échelle mondiale et enchaîne les records, porté par l’aura d’une icône intemporelle. Le film a généré 12,6 millions de dollars en avant-premières aux États-Unis, dont 3,8 millions issus des formats premium et IMAX. À l’international, il a ajouté 18,5 millions de dollars dès son premier jour, portant son cumul mondial à plus de 30 millions de dollars en moins de 24 heures après sa sortie, mercredi 22 avril, un niveau particulièrement élevé pour un film encore en phase de lancement.
À la veille du week-end complet, qui constitue traditionnellement le véritable test commercial d’un film, la dynamique se renforce sur le marché nord-américain. Les recettes du vendredi sont estimées entre 35 et 40 millions de dollars, incluant les séances anticipées, ce qui positionne le long métrage sur une trajectoire d’ouverture particulièrement élevée.
Les estimations de l’industrie du cinéma situent désormais son premier week-end entre 85 et 95 millions de dollars aux États-Unis, un seuil qui, s’il se confirme, établirait le meilleur démarrage post-pandémie pour le studio Lionsgate, au-delà des 73,8 millions de dollars enregistrés par "John Wick Chapter 4”, et un record pour un biopic musical, surpassant les 60,2 millions de dollars de "Straight Outta Compton”. À titre de comparaison, "Bohemian Rhapsody”, autre succès du genre consacré à Freddie Mercury, avait ouvert à 51 millions de dollars en 2018.
L’adhésion du public se mesure également à travers plusieurs outils de suivi utilisés par l’industrie pour analyser la satisfaction des spectateurs à la sortie des salles. Les premières évaluations indiquent un niveau très élevé, avec l’équivalent de 5 étoiles, 88 % d’avis positifs et 81 % de recommandations, ce qui signifie qu’une large majorité de spectateurs se dit prête à conseiller le film. Dans le même sens, le score attribué par les enquêtes réalisées directement auprès du public lui confère une note A-, traduisant une réception très favorable, tandis que les plateformes de notation du public affichent 96 % d’approbation, un niveau comparable aux succès récents du même registre musical.
Le profil des spectateurs confirme l’ampleur du phénomène, avec 58 % de moins de 35 ans et une légère majorité féminine à 56 %, tandis que un spectateur sur deux indique s’être déplacé en raison de son attachement à Michael Jackson, preuve que le capital émotionnel de l’artiste reste un moteur central de fréquentation.
La puissance du film s’explique également par son rayonnement sur les réseaux sociaux, devenus un indicateur clé de l’intérêt du public avant et après la sortie d’un long métrage. Les analyses disponibles estiment à 417,9 millions le nombre de personnes exposées ou engagées autour du film en ligne, un volume très supérieur à la moyenne observée pour les biopics musicaux et comparable, voire supérieur, à celui enregistré pour des films comme "Elvis” ou "Rocketman”.
Au Maroc, l’engouement suit le même rythme effréné que le reste du monde. Dès les premières projections, les salles se remplissent à vue d’œil et, dans l’ensemble des complexes du Royaume, notamment Megarama, Pathé ou Cinerji, l’affiche s’impose partout, rendant les places difficiles à trouver aux heures de pointe. Face à cette forte demande, les exploitants multiplient les séances, avec plus d’une dizaine de projections par jour, preuve d’un véritable phénomène. Cette ferveur se ressent aussi bien dans les files d’attente que dans les salles, où l’on ne vient pas seulement voir un film, mais revivre des souvenirs, vibrer avec la musique et partager, le temps d’une séance, une icône que le public marocain n’a jamais cessé d’aimer.