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Dimanche 07 Juin 2026
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Festival des Musiques Sacrées du Monde : Sami Yusuf transporte Fès entre soufisme et sonorités universelles

L’artiste britannique Sami Yusuf a offert, samedi soir à Bab Al Makina, l’un des moments forts de la 29ᵉ édition du Festival des Musiques Sacrées du Monde. Accompagné d’artistes marocains et d’un orchestre international, il a emmené le public dans un voyage musical mêlant chants soufis, patrimoine arabo-andalou et traditions spirituelles venues des quatre coins du monde.

La magie a une nouvelle fois opéré à Bab Al Makina. Dans le cadre de la 29ᵉ édition du Festival des Musiques Sacrées du Monde, l’artiste britannique Sami Yusuf a offert, samedi soir, une prestation d’une grande intensité artistique et spirituelle, transportant le public dans un univers où se rencontrent les traditions musicales, les cultures et les spiritualités du monde.

Figure incontournable de la musique spirituelle contemporaine, Sami Yusuf a proposé un répertoire puisant dans des héritages musicaux variés, mêlant chants soufis, mowachahat andalouses et compositions contemporaines. Une démarche fidèle à son parcours artistique, fondé sur le dialogue entre les cultures et la quête d’universalité.

Une création portée par des artistes du monde entier

Pour cette soirée, l’artiste était accompagné de la chanteuse marocaine Nabila Maan, du monchid Ismaïl Boujia ainsi que d’un orchestre réunissant des musiciens venus de Turquie, du Royaume-Uni, de France, de Chine, de Jordanie, d’Azerbaïdjan et du Maroc. Cette diversité d’origines et de sensibilités a conféré au spectacle une dimension profondément universelle, en parfaite résonance avec l’esprit du festival. Le programme a alterné entre œuvres issues du patrimoine spirituel et créations plus récentes. Certaines compositions extraites du dernier album de Sami Yusuf ont même été interprétées pour la première fois devant le public, ajoutant une dimension inédite à cette représentation.



Dès les premières notes de « Madad », l’un des morceaux les plus connus de son répertoire, une véritable communion s’est installée entre l’artiste et les spectateurs. Accueillie par de chaleureux applaudissements, l’interprétation a rapidement été reprise en chœur par une partie de l’assistance.

L’artiste a ensuite revisité plusieurs titres qui ont marqué sa carrière, notamment « Mawlana » et « Hasbi Rabbi », confirmant l’attachement du public à une œuvre qui a largement contribué à populariser les musiques spirituelles auprès d’un large auditoire international.

L’un des temps forts de la soirée a été la rencontre artistique entre Sami Yusuf, Nabila Maan et Ismaïl Boujia autour de plusieurs pièces du patrimoine poétique et musical arabo-andalou. Les interprétations d’« Al-Fiyachia » et du célèbre poème « Lamma Bada Yatathanna » ont suscité une vive émotion parmi les spectateurs. À travers ces œuvres, les artistes ont mis en lumière la richesse d’un héritage musical séculaire, tout en démontrant sa capacité à dialoguer avec d’autres traditions spirituelles et esthétiques.

Plongée dans l’univers du qawwali

Pour clôturer cette soirée, Sami Yusuf a invité le public à découvrir l’univers du qawwali, l’une des formes les plus emblématiques de la musique spirituelle d’Asie du Sud. Son interprétation de « Mast Qalandar », célèbre poème soufi du sous-continent indien, a offert un final vibrant, porté par des rythmes envoûtants et une forte charge émotionnelle. Cette ultime séquence a parfaitement illustré l’ambition du Festival des Musiques Sacrées du Monde : faire dialoguer les patrimoines, rapprocher les cultures et rappeler le pouvoir rassembleur de la musique.

Sami Yusuf poursuivra sa participation à cette 29ᵉ édition lors de la soirée de clôture, aux côtés de l’Ensemble Konya de musique soufie urbaine et des Voix du Samaâ soufi marocain.

Organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Festival des Musiques Sacrées du Monde réunit cette année plus de 160 artistes venus des quatre coins du globe. À travers 18 spectacles, l’événement célèbre la diversité des expressions spirituelles et confirme le rayonnement international de Fès comme capitale du dialogue des cultures.
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