Culture

«La Mer au loin» de Saïd Hamich Benlarbi en salles nationales

Nouveau long métrage du cinéaste franco-marocain Saïd Hamich Benlarbi, La Mer au loin arrive dans les salles nationales à partir du 21 janvier 2026. Situé à Marseille entre les années 1990 et le début des années 2000, le film suit le parcours d’un jeune migrant en situation irrégulière et propose un regard sobre et réaliste sur les trajectoires d’exil, les relations humaines et les zones d’incertitude qui traversent une jeunesse en marge.

20 Janvier 2026 À 17:50

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Le nouveau long métrage de Saïd Hamich Benlarbi, La Mer au loin, sort en salles nationales à partir du 21 janvier 2026. Avec ce film, le cinéaste franco-marocain poursuit une œuvre marquée par la sobriété, l’attention aux corps et aux silences, et une approche profondément humaine des trajectoires marginales.

Situé entre les années 1990 et le début des années 2000, le film capte l’énergie brute d’une jeunesse en errance, confrontée à l’exil, à la précarité et au désir de liberté. Le récit s articule autour de Nour, 27 ans, arrivé clandestinement à Marseille. Vivant en marge, il apprend à survivre au fil de petits boulots, de rencontres fortuites et d’expériences parfois risquées.

Son quotidien bascule lorsqu’il croise la route de Serge, policier à la présence magnétique, et de Noémie, sa compagne. De cette relation triangulaire naît un espace fragile, instable, où les rôles se brouillent et où les certitudes vacillent. Entre chronique urbaine et romance à fleur de peau, La Mer au loin explore les désirs inavoués, les élans contrariés et la persistance du rêve, même lorsque tout semble incertain. La mise en scène, épurée et attentive, privilégie la durée et l’observation, laissant affleurer les émotions sans jamais les forcer.

Le film réunit Ayoub Gretaa, Nisrine Erradi, Anna Mouglalis et Grégoire Colin, dans une distribution au service d’un récit choral, intime et sensible.

Réalisateur et producteur, Saïd Hamich Benlarbi développe depuis plusieurs années un cinéma de la nuance, centré sur les figures en déplacement et les identités poreuses. Dans La Mer au loin, il confirme son intérêt pour les zones de friction entre l’intime et le politique, livrant un film pudique et habité, où l’exil n’est jamais réduit à une condition, mais vécu comme une expérience profondément humaine.
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