Culture

L’exposition individuelle «Habiter l’interstice» de Safaa Erruas du 29 septembre au 7 novembre à L’Atelier 21

L’artiste Safaa Erruas présente une exposition individuelle intitulée «Habiter l’interstice» du 29 septembre au 7 novembre 2026, à la galerie d’art L’Atelier 21 à Casablanca.

17 Septembre 2026 À 10:17

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Un communiqué de la galerie d’art L’Atelier 21 indique qu’à travers cette exposition, dont le vernissage est prévu pour le 29 septembre, Safaa Erruas poursuit son exploration de la traversée et de la frontière, en s’intéressant aux voies de passage et de transit, notamment à la notion de détroit, envisagées comme des espaces plus ou moins hostiles ou accueillants à habiter. Ces territoires, à la fois géographiques et intérieurs, constituent ce qu’elle nomme «l’interstice».

À partir de ses matériaux de prédilection, notamment le papier, le coton, l’épingle, l’aiguille, la fibre de verre ou encore le fil métallique, l’artiste dessine des lignes de traverse où s’instaure un équilibre entre le vide et le plein, l’ombre et la lumière, l’accumulation et l’évidement. Parallélépipèdes, rubans de papier, entrelacs de lignes et quadrillages composeront le vocabulaire formel de ce nouveau travail.

Cité par le communiqué, le critique d’art Olivier Rachet évoque des «cartographies de l’intime» qui se donnent à voir à travers les interventions plastiques de l’artiste. «Un fil ténu semble ainsi relier les bras de mer et les continents, à l’image des lignes de crête invisibles qui façonnent et désarçonnent à la fois nos êtres», précise-t-il.

Née en 1976 à Tétouan, Safaa Erruas est diplômée de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan en 1998. Son travail se déploie principalement à travers des œuvres sur papier et des installations. Le blanc occupe une place centrale dans sa pratique, tout comme l’utilisation et la transformation de matériaux tels que les épingles, les aiguilles, les lames de rasoir ou la gaze de coton. Safaa Erruas vit et travaille à Tétouan.

Ses œuvres ont intégré de nombreuses collections publiques et privées, notamment celles de la Fondation Blachère (France), des Abattoirs (France), de la Fondation H (Madagascar), du CCA Lagos (Nigeria), du Musée d’art contemporain africain Al Maaden (Maroc), de Saham Bank (Maroc), de Bank Al-Maghrib (Maroc) et de la Fondation ONA (Maroc).
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