Il s’agit d’un voyage à travers différentes esthétiques du piano classique africain, du Nigeria à l’Éthiopie en passant par le Maroc, qui met en lumière la richesse des traditions africaines réinterprétées au piano: formes, études et variations inspirées de rituels yoruba, atmosphères nocturnes et poétiques, méditation intérieure et élan spirituel.
À travers ces œuvres, le piano devient un espace de dialogue entre héritage culturel africain et écriture classique occidentale. Ce concept rappelle que le continent africain regorge d’une richesse musicale exceptionnelle qui se doit d’être mise à l’honneur et d’être partagée avec le reste du monde. Le concert connaîtra la participation des compositeurs Samuel Coleridge-Taylor, Ayo Bankole, Emahoy Mariam Tsegue Guebrou, Fred Onovwerosuoke et Nabil Benabdeljalil. Pour Maha Zahid, le piano est avant tout un travail de sculpture sonore. Pianiste originaire de Casablanca, elle construit un parcours guidé par une écoute attentive et une approche sensible du son.
Formée au Conservatoire royal de Liège, elle se produit aujourd’hui en France, en Europe et à l’international. Elle donne son premier concert à l’âge de 19 ans au Théâtre 121 de l’Institut français de Casablanca et se produit depuis dans de nombreux lieux en France et à l’international, parmi lesquels l’Opéra Comédie de Montpellier, le Musée du Luxembourg à Paris, l’Acropolium de Carthage en Tunisie, le Théâtre Marguerite à Caltanissetta (Italie), la Villa des Arts de Rabat, la Bibliothèque nationale de Rabat, l’auditorium du Regard du Cygne à Paris, La Fonderie de Fontenay-sous-Bois, ainsi que Yamaha Casablanca.
En 2024, sa carrière prend un tournant international: elle fait ses débuts en Angleterre, se produisant notamment au Town Hall de Cheltenham, puis en Asie à Hong Kong, où elle est accueillie avec enthousiasme. En 2026, elle fera ses débuts à l’Opéra de Montpellier avec l’Orchestre national Montpellier Occitanie, marquant une nouvelle étape importante de son parcours artistique.
Parmi ses futurs engagements figurent également de nombreuses invitations en Europe et au-delà. Initiée très jeune au piano, elle commence sa formation au Conservatoire de Casablanca auprès de Ali Moussadak. Elle poursuit ensuite son développement artistique à l’École normale de musique de Paris, où elle étudie avec Caroline Sageman, l’une des rares élèves de Claudio Arrau, et bénéficie également de l’enseignement de Jean-Marc Luisada. Elle rejoint ensuite le Conservatoire royal de Liège, où elle est admise à l’unanimité, et s’y perfectionne auprès d’Alexander Gurning, Florian Noack et Christophe Meunier, d’où elle sort diplômée. Son engagement artistique l’amène à être sélectionnée pour plusieurs masterclasses, notamment avec Alexandre Tharaud, David Fray et Claire Désert. Depuis 2021, elle est la directrice artistique du Festival Musique aux Beaux Jours. Elle a été soutenue par la Fondation TAT en 2022 et 2023.
