Nadia Ouiddar
04 Janvier 2026
À 15:38
Halima Forati est une
artiste marocaine autodidacte. Son travail se caractérise par la précision dans la transmission de tous les détails et ne diffère pas des artistes hyperréalistes en utilisant l’image photographique sur laquelle ils s’appuient comme modèle, au lieu d’une vision directe. La
photographie approuvée par l’artiste n’appartient à aucun photographe, mais c’est elle qui effectue ce processus après avoir disposé les éléments de ses peintures pour éviter tout conflit ou violation des
droits d’auteur.
Ainsi, ses peintures simulent l’apparence détaillée de l’image et se concentrent sur des scènes spécifiques, notamment la nature morte, qui puise dans le vocabulaire patrimonial comme les mosaïques marocaines et certains ustensiles traditionnels associés dans notre culture aux mariages et aux funérailles. Elle ne se limite pas à transmettre ce qui est visible dans l’image, mais y ajoute plutôt d’autres images, notamment en arrière-plan. Cela nécessite plus d’une image pour atteindre la composition finale qui semble unifiée et compacte.
Son choix de la nature morte dans ses œuvres n’a pas été vain, car ce type de peinture est réalisé dans les maisons, possède une indépendance artistique et convient à sa personnalité caractérisée par la solitude. Ce type reste toujours le même malgré ses noms différents,
«Nature Morte» pour les Français et
«Still Life» pour les Anglais. Ce type est réalisé selon le style de l’artiste et son savoir-faire dans la répartition de la lumière et de l’ombre, et n’est parfois pas dénué de symbolisme et de dimension sociale.