Bassin du Sebou : deux projets d’interconnexion des ressources en eau à l’étude
L’Agence du Bassin Hydraulique du Sebou (ABHS) s’apprête à lancer une étude d’opportunité et de faisabilité portant sur deux projets d’interconnexion. Le premier concerne les barrages Sahla et Bouhouda, tandis que le second vise à relier les sous-bassins de l’Ouergha, du Lben et de l’Inaouen afin de renforcer les ressources du barrage Idriss Ier.
LE MATIN
10 Septembre 2026
À 14:13
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L’Agence du Bassin Hydraulique du Sebou prépare de nouvelles solutions pour optimiser la mobilisation et la répartition des ressources en eau dans son périmètre. Elle prévoit de lancer prochainement une étude destinée à évaluer l’opportunité et la faisabilité de deux projets d’interconnexion hydraulique, dans un contexte marqué par la pression sur les ressources et les effets du changement climatique.
Le premier projet porte sur une interconnexion entre les barrages Sahla et Bouhouda. Le second concerne les sous-bassins versants de l’Ouergha, du Lben et de l’Inaouen, avec pour objectif de consolider les ressources du barrage Idriss Ier. Les zones étudiées se situent notamment dans les provinces de Taounate et Taza.
À ce stade, plusieurs options restent ouvertes. L’étude devra déterminer les volumes d’eau susceptibles d’être mobilisés et les besoins actuels et futurs, avant de simuler différents scénarios de transfert. Elle intégrera également les effets du changement climatique sur la disponibilité des ressources afin d’évaluer la performance des solutions envisagées dans différentes configurations hydrologiques.
Une première phase sera ainsi consacrée à l’analyse des données hydrologiques, hydrométéorologiques et climatiques ainsi qu’aux conditions d’exploitation des ouvrages existants. Un modèle de fonctionnement du système hydraulique devra ensuite être élaboré en intégrant les apports en eau, les barrages, les différents usages, les règles de gestion et les futures infrastructures d’interconnexion.
Les variantes jugées les plus pertinentes feront ensuite l’objet d’une étude de faisabilité technique. Plusieurs solutions seront comparées, allant des transferts gravitaires au pompage, en passant par les conduites sous pression, les canaux à ciel ouvert ou encore des dispositifs combinant plusieurs de ces techniques.
Pour chacune des options retenues, l’étude devra définir le tracé de principe des infrastructures et procéder à un pré-dimensionnement des principaux ouvrages. Les besoins en conduites, prises d’eau, éventuelles stations de pompage et équipements de régulation seront également évalués, tout comme les besoins énergétiques associés.
La dimension financière et environnementale devra enfin départager les différentes variantes. L’ABHS prévoit une première estimation des coûts d’investissement et d’exploitation ainsi qu’une analyse économique des bénéfices attendus. Les contraintes réglementaires et environnementales susceptibles de peser sur la réalisation des infrastructures seront également identifiées.
Les conclusions de cette étude permettront ainsi de déterminer si les deux interconnexions sont techniquement, économiquement et environnementalement réalisables, avant une éventuelle poursuite des études et le passage à des phases plus avancées des projets.