Marrakech a servi de port d'attache, ce week-end, à la septième édition des GNV Awards, le rendez-vous annuel par lequel la compagnie de ferries du groupe MSC récompense ses meilleures agences de voyages partenaires et désigne ses nouvelles agences Elite Partner et Elite Premium. Devant quelque 120 représentants d'agences italiennes et internationales, et lors d'une conférence de presse tenue samedi 3 octobre, l'armateur a présenté ses résultats, dévoilé le nom de son prochain navire et confirmé un accord de trois ans avec l'Office national marocain du tourisme (ONMT).
Le choix du Royaume n'a rien de fortuit, Matteo Catani, administrateur délégué de la compagnie, le classant parmi les marchés les plus dynamiques et les plus stratégiques de GNV. Mais derrière les chiffres, une question très concrète s'est invitée dans la salle, celle de la capacité des ports marocains à recevoir des navires toujours plus grands. Une question que l'armateur et les autorités marocaines ont commencé à traiter ensemble.
Le choix du Royaume n'a rien de fortuit, Matteo Catani, administrateur délégué de la compagnie, le classant parmi les marchés les plus dynamiques et les plus stratégiques de GNV. Mais derrière les chiffres, une question très concrète s'est invitée dans la salle, celle de la capacité des ports marocains à recevoir des navires toujours plus grands. Une question que l'armateur et les autorités marocaines ont commencé à traiter ensemble.
Des volumes en hausse et un Maroc qui tient sa position
Entre janvier et septembre 2026, GNV a transporté environ 2,2 millions de passagers et 1,84 million de mètres linéaires de fret, soit des progressions respectives de 2 et 5% par rapport à la même période de 2025. Matteo Catani a rappelé que 2025 avait déjà enregistré une croissance de 10% sur 2024 et que les volumes se consolidaient «sur l'ensemble des lignes». Le réseau couvre toute la Méditerranée occidentale, Sardaigne, Sicile, Malte, Tunisie, Albanie, Baléares, Algérie depuis Sète vers Béjaïa et Alger, ligne ouverte en juillet 2025, et Maroc depuis Gênes, Almería, Barcelone et Sète vers Tanger et Nador.
Les hausses les plus nettes concernent la Sicile (+8 %), la Sardaigne (+6 %) et l'Algérie, tandis que les Baléares et l'Albanie restent stables. Le Maroc et la Tunisie affichent des performances «globalement en ligne» avec 2025. Carole Montarsolo, directrice générale de GNV Maroc, n'y voit pas un recul. «Nous confirmons les volumes de l'année passée, et c'est quand même un résultat important dans un contexte concurrentiel qui est lui aussi très important», a-t-elle souligné. L'opération Marhaba 2026 est, elle aussi, en ligne avec celle de l'année précédente.
La croissance est portée par les agences de voyages, premier canal de vente avec plus de 50% des ventes. Leurs volumes progressent de 6,2%, et même de 12,8% pour les seules agences physiques, hors plateformes en ligne. GNV suit environ 2.300 agences via ses account managers et quelque 4.000 structures plus petites via un bureau Inside Sales, et anime un programme Elite Partner d'environ 80 agences, coiffé d'un cercle Premium limité à dix membres. Pour Matteo Della Valle, directeur commercial, ces relations constituent «l'un des principaux moteurs de croissance de la compagnie».
Au Maroc, la saison 2026 s'est surtout jouée sur la qualité. Deux des quatre unités neuves de la classe Polaris, dont le GNV Aurora, propulsé au gaz naturel liquéfié, ont desservi tout l'été la ligne Gênes-Barcelone-Tanger, tandis que le GNV Polaris est revenu de Chine en mai avec davantage de cabines. Deux navires «Smart», entièrement digitalisés, avec Wi-Fi Starlink et un espace central rebaptisé «La Piazza», ont également été engagés. Résultat, selon Mme Montarsolo, «non seulement ces deux navires ont enregistré un niveau important de satisfaction des clients, mais tous les navires de notre réseau ont également enregistré une véritable augmentation de la satisfaction».
Les hausses les plus nettes concernent la Sicile (+8 %), la Sardaigne (+6 %) et l'Algérie, tandis que les Baléares et l'Albanie restent stables. Le Maroc et la Tunisie affichent des performances «globalement en ligne» avec 2025. Carole Montarsolo, directrice générale de GNV Maroc, n'y voit pas un recul. «Nous confirmons les volumes de l'année passée, et c'est quand même un résultat important dans un contexte concurrentiel qui est lui aussi très important», a-t-elle souligné. L'opération Marhaba 2026 est, elle aussi, en ligne avec celle de l'année précédente.
La croissance est portée par les agences de voyages, premier canal de vente avec plus de 50% des ventes. Leurs volumes progressent de 6,2%, et même de 12,8% pour les seules agences physiques, hors plateformes en ligne. GNV suit environ 2.300 agences via ses account managers et quelque 4.000 structures plus petites via un bureau Inside Sales, et anime un programme Elite Partner d'environ 80 agences, coiffé d'un cercle Premium limité à dix membres. Pour Matteo Della Valle, directeur commercial, ces relations constituent «l'un des principaux moteurs de croissance de la compagnie».
Au Maroc, la saison 2026 s'est surtout jouée sur la qualité. Deux des quatre unités neuves de la classe Polaris, dont le GNV Aurora, propulsé au gaz naturel liquéfié, ont desservi tout l'été la ligne Gênes-Barcelone-Tanger, tandis que le GNV Polaris est revenu de Chine en mai avec davantage de cabines. Deux navires «Smart», entièrement digitalisés, avec Wi-Fi Starlink et un espace central rebaptisé «La Piazza», ont également été engagés. Résultat, selon Mme Montarsolo, «non seulement ces deux navires ont enregistré un niveau important de satisfaction des clients, mais tous les navires de notre réseau ont également enregistré une véritable augmentation de la satisfaction».
Des quais marchandises pour accueillir les navires neufs
C'est précisément ce déploiement qui a posé la question des infrastructures. Interrogée sur la capacité des ports marocains, la direction de GNV n'a pas éludé la question. Les nouvelles unités comptent parmi les plus grandes au monde et exigent des quais adaptés, or la zone passagers du port n'est pas dimensionnée pour de tels navires. «Nous avons beaucoup travaillé avec les autorités marocaines afin d'avoir la possibilité de déployer ces navires cet été au Maroc», a expliqué la compagnie, qui a trouvé avec elles une issue en utilisant la zone habituellement consacrée aux marchandises.
L'armateur le reconnaît, il ne s'agit «pas encore d'une solution structurelle», mais d'un dispositif mis en place pour la saison. Il espère que les investissements en cours permettront de déployer ces navires à chaque saison, et pas uniquement l'été. «C'est un point critique sur lequel il faut travailler pour l'ensemble des ports, et pas uniquement pour un seul port», a-t-il ajouté, en précisant que les autorités concernées indiquent travailler sur le sujet tout au long de l'année. Les échanges se poursuivent avec les autorités portuaires pour maintenir les navires neufs sur les lignes marocaines lors de la prochaine saison.
L'enjeu grandit avec le GNV Jupiter, tête de la deuxième classe de new buildings, en construction au chantier Guangzhou Shipyard International, en Chine. Il offrira 2.500 passagers, 3.500 mètres linéaires de fret et plus de 500 cabines, pour une entrée en flotte prévue d'ici fin 2027. «Notre important plan de renouvellement et de renforcement de la flotte se poursuit, et l'annonce de GNV Jupiter en constitue une nouvelle étape. Il s'agit de la première des quatre nouvelles unités supplémentaires qui rejoindront la flotte au cours des prochaines années, contribuant à renforcer l'ensemble du réseau de la compagnie et confirmant notre engagement en faveur de la qualité du service, de l'innovation et du développement international», a déclaré Matteo Catani. Les GNV Mars, GNV Venus et GNV Mercury, tous au GNL, inaugurent avec lui une famille de noms planétaires qui succède à la série des étoiles, Polaris, Orion, Virgo et Aurora. Le Jupiter ne sera toutefois pas sur les lignes marocaines pendant la saison 2027, puisqu'il sortira en fin de saison. Ce plan, soutenu par le groupe MSC, a déjà mis en service quatre unités de dernière génération en dix-huit mois, à un rythme «quatre à cinq fois supérieur à la moyenne du marché», le tonnage brut des navires neufs représentant environ 60% de celui de la flotte préexistante, qui compte trois navires affrétés et dont l'âge moyen va nettement baisser.
L'armateur le reconnaît, il ne s'agit «pas encore d'une solution structurelle», mais d'un dispositif mis en place pour la saison. Il espère que les investissements en cours permettront de déployer ces navires à chaque saison, et pas uniquement l'été. «C'est un point critique sur lequel il faut travailler pour l'ensemble des ports, et pas uniquement pour un seul port», a-t-il ajouté, en précisant que les autorités concernées indiquent travailler sur le sujet tout au long de l'année. Les échanges se poursuivent avec les autorités portuaires pour maintenir les navires neufs sur les lignes marocaines lors de la prochaine saison.
L'enjeu grandit avec le GNV Jupiter, tête de la deuxième classe de new buildings, en construction au chantier Guangzhou Shipyard International, en Chine. Il offrira 2.500 passagers, 3.500 mètres linéaires de fret et plus de 500 cabines, pour une entrée en flotte prévue d'ici fin 2027. «Notre important plan de renouvellement et de renforcement de la flotte se poursuit, et l'annonce de GNV Jupiter en constitue une nouvelle étape. Il s'agit de la première des quatre nouvelles unités supplémentaires qui rejoindront la flotte au cours des prochaines années, contribuant à renforcer l'ensemble du réseau de la compagnie et confirmant notre engagement en faveur de la qualité du service, de l'innovation et du développement international», a déclaré Matteo Catani. Les GNV Mars, GNV Venus et GNV Mercury, tous au GNL, inaugurent avec lui une famille de noms planétaires qui succède à la série des étoiles, Polaris, Orion, Virgo et Aurora. Le Jupiter ne sera toutefois pas sur les lignes marocaines pendant la saison 2027, puisqu'il sortira en fin de saison. Ce plan, soutenu par le groupe MSC, a déjà mis en service quatre unités de dernière génération en dix-huit mois, à un rythme «quatre à cinq fois supérieur à la moyenne du marché», le tonnage brut des navires neufs représentant environ 60% de celui de la flotte préexistante, qui compte trois navires affrétés et dont l'âge moyen va nettement baisser.
Avec l'ONMT, le bassin européen en ligne de mire
C'est dans ce cadre que s'inscrit l'accord avec l'ONMT, formalisé lundi pour la période 2027-2029. «Le Maroc est aujourd'hui l'un des marchés les plus dynamiques et les plus stratégiques pour GNV, et le partenariat avec l'Office national marocain du tourisme constitue une étape naturelle dans la trajectoire de croissance que nous construisons avec les institutions et les partenaires locaux. Les liaisons maritimes jouent un rôle essentiel pour favoriser la mobilité, le tourisme et les échanges économiques entre les deux rives de la Méditerranée, et nous souhaitons continuer à investir afin de renforcer ce rôle», a souligné Matteo Catani. L'accord vise à renforcer les connexions maritimes et les flux de passagers entre le Maroc et l'Europe, à promouvoir le Royaume comme destination touristique et comme hub stratégique de la mobilité en Méditerranée. Au programme, des initiatives conjointes de promotion territoriale, des campagnes intégrées sur les canaux des deux partenaires dans les principaux marchés européens, des offres combinant traversée et séjour, destinées aux voyageurs européens comme à la diaspora, et un soutien aux événements institutionnels de GNV sur le territoire, pour valoriser le rôle du Maroc comme porte d'entrée entre l'Europe et l'Afrique.
«L'objectif prioritaire, encore une fois, est de travailler principalement sur le bassin européen», a précisé la direction, forte d'un réseau commercial couvrant toute l'Europe. Le ferry doit accompagner une croissance des flux qui ne concerne pas seulement l'aérien, mais aussi le tourisme motorisé et les circuits autonomes. Les détails restent à définir, mais «la volonté est là», le Maroc et le groupe MSC partageant, selon GNV, une vision de développement à très long terme. Mme Montarsolo rappelle que la compagnie opère au Maroc depuis près de vingt ans, y a transporté plus de 6 millions de passagers, en majorité des Marocains résidant à l'étranger, dans un pays qui a accueilli près de 10 millions de touristes au premier semestre.
Mohammed Kabbaj, partenaire historique de GNV au Maroc depuis vingt-huit ans, a replacé l'accord dans une logique de capacité. «Chaque navire représente l'équivalent de 16 avions», et «le niveau d'investissement de GNV aujourd'hui dépasse celui des compagnies aériennes locales», a-t-il relevé, estimant que l'objectif de 26 millions de passagers à l'horizon 2030 exige des capacités «aujourd'hui offertes par la compagnie». Il attribue la trajectoire de l'armateur à la vision du top management et de la famille Aponte, et rappelle ce que pèse le retour au pays pendant Marhaba, «neuf mois à l'étranger et un mois de vacances pendant lequel on retrouve la famille».
L'ancrage local s'est renforcé. GNV emploie environ 70 collaborateurs dans les ports de Tanger et de Nador, a internalisé il y a deux ans la billetterie, les opérations et la consignation, a recruté plus de 1.000 Marocains à bord et collabore avec l'ISEM. Spécialiste de la longue distance, l'armateur a ajouté il y a trois ans la ligne Almería-Nador et se dit disponible pour de nouvelles lignes, dans la vision de développement du pays. Sur le marché marocain, il a noué des partenariats avec Inwi et la Banque Populaire, placé des animateurs à bord pour alléger l'attente au débarquement de 600 à 800 voitures, fait circuler un van aux couleurs de la marque dans les grandes villes et mobilisé des influenceurs, la nageuse Federica Pellegrini, marraine de ses trois dernières unités, y étant moins connue. S'y ajoutent le partenariat avec Universal autour des Minions, la refonte le 1er juillet du programme My GNV, les cabines Premium et Deluxe, l'extension des cabines Pet, l'embarquement anticipé Imbarco Relax, la mascotte Marino, la web app à bord et une formation des équipages à la protection de la mer avec la MSC Foundation. Restauration et philosophie de service au Maroc seront revues en 2027.
«L'objectif prioritaire, encore une fois, est de travailler principalement sur le bassin européen», a précisé la direction, forte d'un réseau commercial couvrant toute l'Europe. Le ferry doit accompagner une croissance des flux qui ne concerne pas seulement l'aérien, mais aussi le tourisme motorisé et les circuits autonomes. Les détails restent à définir, mais «la volonté est là», le Maroc et le groupe MSC partageant, selon GNV, une vision de développement à très long terme. Mme Montarsolo rappelle que la compagnie opère au Maroc depuis près de vingt ans, y a transporté plus de 6 millions de passagers, en majorité des Marocains résidant à l'étranger, dans un pays qui a accueilli près de 10 millions de touristes au premier semestre.
Mohammed Kabbaj, partenaire historique de GNV au Maroc depuis vingt-huit ans, a replacé l'accord dans une logique de capacité. «Chaque navire représente l'équivalent de 16 avions», et «le niveau d'investissement de GNV aujourd'hui dépasse celui des compagnies aériennes locales», a-t-il relevé, estimant que l'objectif de 26 millions de passagers à l'horizon 2030 exige des capacités «aujourd'hui offertes par la compagnie». Il attribue la trajectoire de l'armateur à la vision du top management et de la famille Aponte, et rappelle ce que pèse le retour au pays pendant Marhaba, «neuf mois à l'étranger et un mois de vacances pendant lequel on retrouve la famille».
L'ancrage local s'est renforcé. GNV emploie environ 70 collaborateurs dans les ports de Tanger et de Nador, a internalisé il y a deux ans la billetterie, les opérations et la consignation, a recruté plus de 1.000 Marocains à bord et collabore avec l'ISEM. Spécialiste de la longue distance, l'armateur a ajouté il y a trois ans la ligne Almería-Nador et se dit disponible pour de nouvelles lignes, dans la vision de développement du pays. Sur le marché marocain, il a noué des partenariats avec Inwi et la Banque Populaire, placé des animateurs à bord pour alléger l'attente au débarquement de 600 à 800 voitures, fait circuler un van aux couleurs de la marque dans les grandes villes et mobilisé des influenceurs, la nageuse Federica Pellegrini, marraine de ses trois dernières unités, y étant moins connue. S'y ajoutent le partenariat avec Universal autour des Minions, la refonte le 1er juillet du programme My GNV, les cabines Premium et Deluxe, l'extension des cabines Pet, l'embarquement anticipé Imbarco Relax, la mascotte Marino, la web app à bord et une formation des équipages à la protection de la mer avec la MSC Foundation. Restauration et philosophie de service au Maroc seront revues en 2027.
Carburant, ETS et facture des familles
Reste la question que chaque conférence de presse soulève, celle des prix. Le groupe MSC travaille avec des contrats d'approvisionnement à long terme, pour les carburants traditionnels comme pour le GNL, et n'a «pas de problème de supply chain». Six navires fonctionnent déjà au GNL et l'investissement dans les nouvelles unités dépasse 1,1 milliard d'euros. Des navires plus grands réduisent la consommation par passager et absorbent une partie des hausses liées à la géopolitique, à une réglementation imposant des carburants alternatifs plus coûteux, à des taxes supplémentaires et au système ETS, «une forme de taxation appliquée aux carburants traditionnels», dont GNV demande, via les associations du secteur, que les ressources financent la production de carburants de synthèse.
Côté infrastructures, le navire Excellent, déployé sur Sète, a réalisé il y a quelques semaines sa première escale au branchement électrique à quai, un autre suivra et toutes les unités neuves sont déjà équipées, les ports européens visant 2030. Les aides de l'État italien portent sur les carburants en général et restent des mesures de court terme. «Il n'existe aucune compagnie au monde capable d'absorber seule des augmentations de coûts de cette ampleur», a averti la direction. Mohammed Kabbaj l'a dit sans détour : «De toute façon, nous sentirons une différence au niveau des tarifs».
Pour les familles, GNV mise sur le remplissage et la fidélité. L'ouverture des ventes de la haute saison 2027, annoncée samedi soir, s'accompagne de promotions et d'une prévente permettant de fixer le prix en versant 10 à 20%, le solde étant réglé jusqu'à un mois avant le départ. «Sur notre offre de base, notre objectif n'est pas d'augmenter les prix», assure la direction, qui réserve les hausses aux offres premium. Les nouveaux tarifs Flexi et Super seront détaillés dans deux semaines, le check-in en ligne deviendra obligatoire à partir du 1er mars 2027 et les agences disposeront de la «self-reprotection» pour modifier elles-mêmes les voyages en cas d'aléa opérationnel.
Côté infrastructures, le navire Excellent, déployé sur Sète, a réalisé il y a quelques semaines sa première escale au branchement électrique à quai, un autre suivra et toutes les unités neuves sont déjà équipées, les ports européens visant 2030. Les aides de l'État italien portent sur les carburants en général et restent des mesures de court terme. «Il n'existe aucune compagnie au monde capable d'absorber seule des augmentations de coûts de cette ampleur», a averti la direction. Mohammed Kabbaj l'a dit sans détour : «De toute façon, nous sentirons une différence au niveau des tarifs».
Pour les familles, GNV mise sur le remplissage et la fidélité. L'ouverture des ventes de la haute saison 2027, annoncée samedi soir, s'accompagne de promotions et d'une prévente permettant de fixer le prix en versant 10 à 20%, le solde étant réglé jusqu'à un mois avant le départ. «Sur notre offre de base, notre objectif n'est pas d'augmenter les prix», assure la direction, qui réserve les hausses aux offres premium. Les nouveaux tarifs Flexi et Super seront détaillés dans deux semaines, le check-in en ligne deviendra obligatoire à partir du 1er mars 2027 et les agences disposeront de la «self-reprotection» pour modifier elles-mêmes les voyages en cas d'aléa opérationnel.
