Économie

Les énergies renouvelables propulseront l’investissement et la croissance du Maroc en 2026 (Rapport)

Le Mastercard Economics Institute (MEI) a publié son rapport annuel « Economic Outlook 2026 », consacré aux tendances susceptibles de façonner le paysage économique mondial en 2026, dans un contexte où les changements de politiques observés en 2025 continueraient d’influencer les économies. Dans ce document, le Maroc est attendu en croissance réelle de 3,9% en 2026, un rythme supérieur à la progression mondiale projetée à 3,1%.

28 Janvier 2026 À 13:20

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Le Mastercard Economics Institute (MEI) a publié son rapport annuel « Economic Outlook 2026 », consacré aux tendances susceptibles de façonner le paysage économique mondial en 2026, dans un contexte où les changements de politiques observés en 2025 continueraient d’influencer les économies. Dans ce document, le Maroc est attendu en croissance réelle de 3,9% en 2026, un rythme supérieur à la progression mondiale projetée à 3,1%.



Selon le MEI, cette trajectoire serait soutenue par une dynamique d’investissement dans les énergies renouvelables, une hausse des investissements directs étrangers et l’élargissement des relations commerciales. Le rapport met en avant le positionnement du Royaume comme économie axée sur la durabilité, associé à l’accélération des programmes de transition énergétique, comme facteurs de résilience économique à long terme.

Le MEI estime également que le Maroc est en train d’émerger comme un hub régional dans l’hydrogène vert et l’énergie solaire. Cette orientation, appuyée par des conditions géographiques et climatiques favorables, contribuerait à attirer des investissements vers des industries tournées vers l’avenir, à travers des programmes majeurs bénéficiant de financements internationaux, portés par le focus stratégique du pays sur la durabilité et sa localisation favorable pour le commerce.

Sur le volet des échanges, le rapport relève une diversification progressive du commerce marocain vers les marchés émergents. Il souligne que la suppression des droits de douane sur les produits africains par la Chine continentale ouvre de nouveaux canaux d’exportation pour les producteurs marocains, tandis que le renforcement des liens commerciaux avec l’Asie et le Moyen-Orient est présenté comme un levier susceptible de compenser certaines pressions externes et de diversifier davantage les sources de revenus.

Le MEI identifie la transformation digitale parmi les principaux facteurs favorables, avec une intégration plus poussée de l’intelligence artificielle appelée à soutenir la productivité et la croissance. L’Institut met également en avant le rôle des investissements stratégiques et du développement d’infrastructures sur le long terme dans le renforcement des capacités domestiques et l’adaptation des entreprises aux évolutions de l’environnement mondial.

Le rapport insiste aussi sur le rôle des petites et moyennes entreprises (PME), considérées comme vitales pour l’économie du continent. Les outils numériques leur permettraient de rationaliser les opérations, réduire les coûts et améliorer leur compétitivité, mais le MEI estime que leur réussite dépendra de leur agilité stratégique et de leur maturité digitale. Les entreprises les plus flexibles et orientées technologie seraient, selon l’analyse, les mieux positionnées pour accélérer leur croissance, avec une opportunité de gagner des parts de marché dans les services technologiques, portée par une demande croissante de solutions locales et plus spécialisées.

Enfin, le rapport souligne que les consommateurs, à l’échelle mondiale, devraient rester attentifs à la valeur, en privilégiant des dépenses internationales et technologiques, tout en demeurant sensibles aux prix pour de nombreux biens essentiels. Le MEI note qu’ils continueraient à privilégier des expériences jugées significatives, comme les voyages et les événements en direct.
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