LE MATIN
12 Avril 2026
À 13:37
Le redressement des
réserves hydriques se confirme au Maroc. Au 10 avril 2026, le volume global stocké dans les
barrages atteint 12.894,1 millions de m³, contre 6.423,2 millions de m³ à la même date en 2025, soit une progression de +101% en un an. Une évolution significative qui s’inscrit dans le sillage des précipitations enregistrées ces dernières semaines. Cette dynamique s’est poursuivie au cours des dernières 24 heures. Entre le jeudi 9 et le vendredi 10 avril, plusieurs barrages ont enregistré des apports importants, contribuant à renforcer les niveaux de remplissage.
Dans la province de
Taounate, le barrage Idriss Ier se distingue avec des apports de 3,8 millions de m³, portant son taux de remplissage à 93,4%. Toujours dans la même région, le
barrage Al Wahda a reçu près de 3,3 millions de m³, pour atteindre un taux de 86,4%.
Plus au centre, dans la province d’
Azilal, le
barrage Bin El Ouidane a bénéficié d’entrées d’eau de l’ordre de 2,9 millions de m³, portant son taux de remplissage à 94,6%, l’un des niveaux les plus élevés observés actuellement.
En revanche, certains grands ouvrages restent sous pression malgré les apports récents. C’est le cas du
barrage Al Massira, dans la province de
Settat, qui a enregistré 2,8 millions de m³ supplémentaires, mais dont le taux de remplissage demeure limité à 36,3%.
À l’échelle des
bassins hydrauliques, les contrastes restent marqués. Le
bassin du Loukkos affiche un taux de remplissage élevé de 92,1%, tandis que ceux du
Sebou (86,6%) et du
Bouregreg (92,4%) confirment également une situation confortable. Le
bassin du Tensift atteint même 94,8%, illustrant l’impact direct des dernières pluies.
À l’inverse, des zones restent en situation plus fragile. Le
bassin du Souss-Massa plafonne à 56%, celui du
Guir-Ziz-Ghris à 54,5%, tandis que le bassin de
Draa-Oued Noun demeure le plus déficitaire avec un taux de remplissage de 40,6%.
Malgré ces disparités, l’ensemble des indicateurs traduit une amélioration notable des ressources en eau en ce début de printemps. Une évolution encourageante après plusieurs années marquées par le stress hydrique, même si la situation reste dépendante de la régularité des précipitations à venir.