LE MATIN
14 Septembre 2026
À 17:05
Après sa mise en préparation, la nouvelle stratégie de partenariat entre le
Maroc et le Groupe de la
Banque islamique de développement entre dans sa phase opérationnelle. Les deux parties ont officiellement lancé à Rabat leur Stratégie de partenariat 2026-2029 (MCPS), qui fixe le cadre de leur coopération pour les prochaines années.
L’élément majeur de cette nouvelle feuille de route réside dans son volet financier. Une enveloppe de
2,5 milliards de dollars, soit environ 23 milliards de dirhams, est prévue sur trois ans et demi pour accompagner sa mise en œuvre. Elle associera financements souverains et non souverains, financement du commerce, investissements du secteur privé et instruments d’assurance mobilisés par les différentes entités du Groupe de la BID.
Sur ce montant, 1,7 milliard de dollars proviendra des ressources ordinaires en capital de la BID, tandis que 820 millions de dollars seront mobilisés à travers les autres entités et instruments du Groupe.
Eau, énergies renouvelables et infrastructures parmi les priorités
La stratégie repose sur deux grands axes. Le premier vise à développer le potentiel de la
croissance économique verte. Plusieurs secteurs sont directement ciblés : les énergies renouvelables, la sécurité hydrique, l’agriculture durable, le transport, la logistique et les infrastructures résilientes.
Le second axe porte sur le capital humain, l’inclusion sociale et le développement rural intégré. Il couvre notamment la protection sociale, le
développement des compétences et l’emploi, avec une attention particulière accordée aux
femmes, aux
jeunes et aux
populations rurales.
Cette feuille de route a été élaborée en concertation avec le ministère de l’Économie et des Finances et les principales parties prenantes marocaines. Elle entend s’aligner sur les priorités nationales, notamment celles du Nouveau Modèle de Développement, ainsi que sur le Cadre stratégique 2026-2035 du Groupe de la BID.
La coopération Sud-Sud également au programme
Le partenariat prévoit également un recours accru, lorsque cela est approprié, aux systèmes nationaux marocains, notamment pour la passation des marchés, les garanties souveraines, l’audit et la vérification. L’objectif est d’inscrire davantage les interventions financées dans les dispositifs institutionnels existants du Royaume.
La coopération Sud-Sud figure également parmi les composantes de la stratégie. À travers le mécanisme « Reverse Linkage » de la BID, le Maroc et le Groupe entendent favoriser le partage d’expertise et de connaissances, notamment dans la santé, la formation professionnelle, les énergies renouvelables et l’agriculture.
Le lancement de cette stratégie précise ainsi les contours financiers et sectoriels du partenariat qui était encore en préparation. Avec 2,5 milliards de dollars programmés, la nouvelle feuille de route place notamment l’eau, la transition énergétique, les infrastructures, l'emploi et le capital humain au centre de la coopération Maroc-BID jusqu’en 2029.