LE MATIN
14 Septembre 2026
À 16:15
Cette performance serait portée par une progression modérée de 1,2% de la valeur ajoutée agricole, sous l’hypothèse d’une campagne agricole de 70 millions de quintaux (Mqx), ainsi que par le maintien d’une dynamique robuste des activités non agricoles, dont la valeur ajoutée progresserait de 4,3%, indique ce rapport publié sur le site du ministère de l’Économie et des finances.
La croissance des activités non agricoles continuerait d’être principalement soutenue par le secteur secondaire, dont la valeur ajoutée accélérerait à 4,9%, après 4,5% en 2026. Le secteur tertiaire conserverait également un rythme de croissance élevé, avec une progression de 4,1%, après 4% en 2026.
Du côté de la demande, la consommation finale des ménages (y compris les institutions sans but lucratif) continuerait de constituer un moteur important de la croissance, malgré une légère décélération de son rythme de progression, qui passerait de 4,6% en 2026 à 4,3% en 2027.
La consommation finale des administrations publiques demeurerait soutenue, avec une hausse de 6,6%, après 9,1% en 2026. Pour sa part, la formation brute de capital fixe progresserait de 4,6%, contre 4% en 2026, confirmant la poursuite de l’effort d’investissement et du renforcement des capacités productives de l’économie nationale.
Les échanges extérieurs devraient, pour leur part, conserver une orientation favorable. Les exportations de biens et services, en volume, progresseraient de 7,3% en 2027, après 6,4% en 2026, tandis que les importations augmenteraient de 7% en 2027, après 5,5% une année auparavant, en lien avec le maintien du dynamisme de la demande intérieure et de l’investissement.
Aux prix courants, le PIB devrait enregistrer une progression de 6% en 2027, après une hausse de 6,8% en 2026, traduisant la combinaison d’une croissance réelle soutenue et d’une inflation globalement maîtrisée.
Maroc : la croissance attendue à 4,2% sur la période 2028-2029
La croissance économique devrait s’établir à 4,2% en moyenne sur la période 2028-2029. Cette croissance serait soutenue par le dynamisme des activités non agricoles, dont la valeur ajoutée progresserait de 4,2% en moyenne par an.
Dans ce cadre, la valeur ajoutée du secteur secondaire augmenterait en moyenne de 4,3% par an, tandis que celle du secteur tertiaire enregistrerait une croissance annuelle moyenne de 4,1%.
La valeur ajoutée agricole s’accroîtrait, quant à elle, de 4,3% en moyenne sur la même période, sous l’hypothèse d’une production céréalière stabilisée à 70 millions de quintaux par an et de la poursuite du développement des autres filières agricoles.
Ledit Rapport fait également savoir que la préparation de la Programmation budgétaire triennale (PBT) 2027-2029 s’inscrit dans un contexte national et international marqué par des défis économiques, sociaux et géostratégiques majeurs, face auxquels l’économie marocaine a fait preuve d’une résilience affirmée, portée par l’élan formateur engagé au cours de ces dernières années, et par la mise en œuvre soutenue de plusieurs chantiers structurants d’envergure.
Ainsi, les prévisions de croissance nationale sont estimées à 5,3%, au titre de l’année en cours, et devraient maintenir la même tendance pour atteindre 4,2% au titre de l’année 2029, soutenues principalement par la bonne performance du secteur agricole et le maintien d’un dynamisme remarquable des activités non agricoles.
Parallèlement, la maîtrise de l’équilibre des finances publiques sur une trajectoire de réduction progressive du déficit budgétaire et du niveau d’endettement s’inscrira au cœur de la programmation budgétaire en vue d’établir les marges budgétaires nécessaires au financement des différents chantiers, notamment en se fixant l’objectif de réduire le déficit budgétaire à 3% du produit intérieur brut (PIB) en 2027, 2028 et 2029, et le ratio d’endettement à 63% du PIB en 2029.
Par ailleurs, les principales orientations pour la période 2027-2029 s’articulent autour de la maîtrise des dépenses de personnel, de la rationalisation des dépenses de fonctionnement et de l’amélioration de l’efficacité des dépenses d’investissement.