«120 ans. Histoire d’un pays. Trajectoire d’une banque» : quand Attijariwafa bank raconte le Maroc économique
À travers «120 ans. Histoire d’un pays. Trajectoire d’une banque», Attijariwafa bank signe bien plus qu’un Beau Livre anniversaire. Pensé comme un travail de fond de plus de 400 pages, l’ouvrage propose une lecture de l’histoire économique, sociale et institutionnelle du Maroc à travers la trajectoire du Groupe et les grandes mutations qu’a connues le Royaume depuis le début du XXe siècle. Édité par «Groupe Le Matin» et réalisé en partenariat avec «HEM Research Center», ce Beau Livre de plus de 400 pages dépasse le simple récit institutionnel pour construire une lecture incarnée du Maroc contemporain. Au fil des pages, archives, témoignages, analyses, iconographie et récits d’entrepreneurs composent une mémoire vivante où l’histoire d’une banque devient aussi celle d’un pays en transformation.
Souad Badri
10 Mai 2026
À 20:07
Une banque pour lire l’histoire du Maroc
Avec «120 ans. Histoire d’un pays. Trajectoire d’une banque», Attijariwafa bank signe un ouvrage qui dépasse l’exercice institutionnel classique. En croisant archives, analyses et témoignages, le Beau Livre restitue les grandes transformations du Maroc moderne à travers l’évolution d’un acteur bancaire devenu témoin des mutations économiques du Royaume.
Il y a des livres qui célèbrent un anniversaire. Et il y a ceux qui cherchent à inscrire une mémoire dans la durée. Le Beau Livre publié par Attijariwafa bank appartient clairement à cette seconde catégorie. Dès son titre, l’ambition est affirmée : raconter une banque, mais surtout raconter un pays à travers elle. L’ouvrage ne se contente pas d’aligner des dates ou des étapes institutionnelles. Il propose une traversée du temps long, des premières implantations bancaires du début du XXe siècle jusqu’aux enjeux contemporains de l’internationalisation et de la transformation digitale. À travers cette trajectoire se dessinent les grandes mutations du Maroc : la période du Protectorat, l’Indépendance, la marocanisation, les réformes économiques, l’ouverture internationale et l’émergence de nouveaux modèles de développement.
Le livre fonctionne ainsi comme un miroir des transformations nationales. Attijariwafa bank y apparaît non seulement comme une institution financière, mais aussi comme un acteur ayant accompagné les mutations économiques, entrepreneuriales et territoriales du Royaume. Cette approche donne au projet sa portée particulière. L’histoire bancaire devient ici une porte d’entrée vers une histoire plus vaste : celle de la construction économique du Maroc contemporain.
Pourquoi ce livre dépasse le cadre bancaire
Ce Beau Livre permet aussi de comprendre :
• La structuration du système économique marocain.
• L’émergence des acteurs nationaux après l’indépendance.
• Les effets de la marocanisation.
• L’évolution du capitalisme marocain.
• Les dynamiques entrepreneuriales.
• L’ouverture africaine des groupes marocains.
• Le rôle des archives dans l’écriture de l’histoire économique nationale.
Deux ans de travail pour construire une mémoire économique
Conçu comme un travail de fond, le Beau Livre est le résultat de plusieurs années de recherche, de collecte d’archives, d’entretiens et d’arbitrages éditoriaux. Une temporalité rare dans un environnement dominé par l’instantanéité.
Dans cette démarche, Attijariwafa bank a bénéficié de l’accompagnement du Groupe Le Matin, dont l’expertise et la caution éditoriales ont contribué à la structuration, à la lisibilité et à la mise en récit de l’ouvrage. Sa conception, elle, a été menée conjointement par Attijariwafa bank et le Centre de recherche de HEM qui a assuré la cohérence intellectuelle de l’ouvrage, en articulant les différentes sources mobilisées, archives, analyses et témoignages, autour d’une lecture exigeante et documentée de l’histoire économique contemporaine.
Le projet repose d’abord sur une exigence : prendre le temps de comprendre avant de raconter. Le livre s’est construit à partir d’archives parfois centenaires, mais aussi de témoignages recueillis auprès de plusieurs dizaines de capitaines d’industrie, de collaborateurs, de retraités, d’administrateurs et de partenaires du Groupe. Cette matière vivante donne au récit sa profondeur. Elle permet de dépasser la simple chronologie institutionnelle pour restituer des trajectoires humaines, des choix économiques, des prises de risque et des moments de transformation.
Le travail ne s’est pas limité aux documents. Il a fallu retrouver des lieux, des bâtiments, des traces, des objets et des récits capables d’éclairer l’évolution du Groupe dans son contexte historique. Cette approche donne au livre une dimension patrimoniale forte. L’ouvrage ne se présente pas comme un simple support commémoratif, mais comme une contribution à la mémoire économique nationale.
Groupe Le Matin, HEM Research Center, Attijariwafa bank : une coopération à trois voix
L’une des grandes singularités du projet tient à sa méthode de fabrication. Le Beau Livre réunit trois univers rarement associés avec une telle intensité : une institution bancaire, un centre de recherche académique et un groupe de presse.
Attijariwafa bank a porté l’ambition patrimoniale du projet et mobilisé archives, données et témoignages. Le Centre de recherche de HEM, sous la direction de Driss Ksikes, a assuré la cohérence intellectuelle et historique de l’ensemble. Le Groupe Le Matin a, quant à lui, apporté son expertise éditoriale pour structurer le récit, renforcer sa lisibilité et donner au projet une véritable fluidité narrative. Cette articulation a permis d’éviter deux écueils : celui d’un ouvrage strictement institutionnel et celui d’un travail académique difficile d’accès.
Le résultat repose sur un équilibre rare entre rigueur scientifique, lisibilité journalistique et ambition patrimoniale. Au fil des pages, cette coopération devient visible dans la construction même du livre : alternance entre archives, analyses, iconographie, focus historiques, témoignages et arrêts sur image. Le projet montre ainsi qu’un travail collectif associant recherche, journalisme et mémoire institutionnelle peut produire une lecture accessible et exigeante de l’histoire économique marocaine.
Ils ont dit
Issam Maghnouj, Directeur exécutif en charge de la Communication et de la RSE chez Attijariwafa bank
«Il ne s’agit pas seulement de raconter l’histoire de vie d’une institution, mais de proposer un ouvrage profond portant un regard sur la construction économique du Royaume du Maroc depuis le début du siècle dernier. Nous avons souhaité produire un livre qui dépasse la simple mémoire institutionnelle pour devenir un véritable travail de transmission. Ce projet s’inscrit dans une volonté de préserver des archives, des récits et des trajectoires qui participent à l’histoire économique nationale.»
Kaoutar Salmy, Responsable Pôle Dialogue & Patrimoine, Fondation Attijariwafa bank
«L’ambition qui a accompagné ce projet depuis ses débuts : passer d’une intuition à un véritable travail de fond. Nous avons très vite réalisé qu’il ne s’agissait pas simplement de reconstituer une histoire, mais d’assumer une responsabilité intellectuelle autour de la mémoire socio-économique du Maroc. Raconter l’histoire d’une banque revenait finalement à raconter des moments d’accélération, des transformations, mais aussi parfois des zones de silence dans l’histoire économique du pays.»
Mohammed Haitami, Président-directeur général du Groupe Le Matin
«Ce projet a d’abord été la rencontre entre trois univers complémentaires : celui de la banque et de l’entreprise, celui de l’université et de la recherche académique, et enfin celui du journalisme et de l’édition. Dans une époque où la technologie et l’intelligence artificielle permettent de produire un livre en quelques semaines, notre ambition était de réaliser un travail profondément humain, fondé sur la mémoire vivante et la parole directe. Les témoignages des industriels et entrepreneurs marocains ont constitué une matière essentielle du projet, parce qu’ils racontent non seulement des trajectoires économiques, mais aussi des parcours de vie ayant participé à la construction du Maroc économique depuis l’indépendance. Nous avons rencontré plusieurs générations d’entrepreneurs, des pionniers du Maroc indépendant à de jeunes dirigeants portant aujourd’hui de nouvelles ambitions économiques. Ces échanges demandaient du temps, de l’écoute et une véritable relation de confiance. Ils nous ont conduits dans plusieurs régions du Royaume, de Casablanca à Marrakech, Fès, Nador ou Oujda. Finalement, ce travail a permis de faire dialoguer l’archive et le terrain, la mémoire collective et les trajectoires individuelles, pour construire un récit économique, humain et institutionnel d’une partie de l’histoire contemporaine du Maroc.»
Souhail Nhaïli, Directeur des rédactions du Groupe Le Matin
«Restaurer la mémoire économique du Maroc suppose de revenir sur le long chemin parcouru par le Royaume depuis l’indépendance, avec les transformations profondes qu’a connues l’économie nationale, l’évolution du capitalisme marocain et l’émergence de grandes institutions ayant accompagné le développement du pays. À travers le parcours d’Attijariwafa bank, c’est aussi l’histoire d’une institution ayant accompagné les mutations du pays qui se dessine. Le Groupe incarne à la fois l’héritage, la transformation et la capacité d’innovation qui ont marqué les grandes institutions économiques marocaines. Son histoire montre comment une banque peut devenir un acteur du financement de l’économie, de l’accompagnement des entreprises et des grands chantiers de développement. Ce travail a également révélé une dimension territoriale essentielle. L’histoire bancaire du Maroc est aussi celle du lien entre les régions et la dynamique économique nationale. À travers cette enquête de terrain, nous avons parcouru plusieurs villes et régions pour retrouver des bâtiments, des objets, des archives et surtout des témoignages de femmes et d’hommes ayant vécu l’évolution de la banque de l’intérieur. Nous avons découvert des mémoires locales différentes selon les territoires, des expériences singulières, des trajectoires humaines et professionnelles qui montrent que l’histoire d’une banque ne peut pas être racontée uniquement à travers les documents officiels. Elle doit aussi être reconstruite à partir des espaces, des objets et de la mémoire vivante de celles et ceux qui ont accompagné cette transformation.»
Driss Ksikes, Directeur du Centre de recherche de HEM et directeur scientifique du projet
«Ce travail n’a jamais consisté uniquement à collecter des documents ou à reconstituer des faits. Il s’agissait surtout de chercher du sens et de comprendre comment lire le parcours du Maroc moderne à travers l’entrecroisement des trajectoires individuelles, des institutions et des grands contextes nationaux. Une archive institutionnelle, aussi importante soit-elle, ne suffit pas à elle seule à restituer la complexité du mouvement historique. Nous avons donc travaillé sur une conception élargie de l’archive. Cela inclut les témoignages oraux d’acteurs économiques et institutionnels, mais aussi les images, les graphiques et les documents visuels. Une photographie ou un document iconographique peut parfois révéler autant qu’un texte sur une époque, un rapport social ou une manière d’exercer le pouvoir économique et institutionnel. Le véritable défi consistait à faire émerger le sens à partir du terrain et des matériaux collectés, et non à imposer des grilles de lecture préconçues. C’est dans la confrontation des récits, dans les moments de rupture, dans les bifurcations et dans les détails parfois discrets que se construit la compréhension des transformations historiques. Enfin, l’enjeu n’était pas uniquement académique. Nous voulions produire un ouvrage rigoureux sur le fond, mais lisible et accessible à un public large. D’où ce travail éditorial mêlant analyses historiques, récits, arrêts sur image, données visuelles et formats narratifs variés, afin de concilier précision, clarté et plaisir de lecture.»
Samira Mizbar, Docteure en socio-économie et membre du comité scientifique du projet
«Travailler sur l’histoire des institutions économiques et bancaires au Maroc pose d’importants défis, notamment en raison de la faiblesse des archives d’entreprises et de la difficulté à retracer des trajectoires institutionnelles liées à des périodes historiques complexes. Dans ce projet, il ne s’agissait pas d’inventer une histoire ou de combler les silences par des hypothèses fragiles. Chaque information devait être documentée, référencée et replacée dans son contexte. Mais l’absence de certaines données directes nous a obligés à adopter une approche plus large, en analysant les environnements économiques, sociaux et politiques entourant l’institution afin de comprendre ce que les archives ne disent pas toujours explicitement. Nous avons également accordé une place importante aux trajectoires individuelles, qu’il s’agisse des dirigeants, des cadres ou des employés. Les images, cartes postales et documents iconographiques ont aussi joué un rôle essentiel dans notre démarche. Ils n’ont pas été utilisés comme de simples éléments décoratifs, mais comme de véritables sources permettant de lire une époque, de comprendre l’évolution des villes, des espaces économiques et la présence de l’institution dans le paysage marocain. Enfin, le travail de terrain a été indispensable, notamment à Casablanca. Descendre sur le terrain permet de confronter l’archive à l’espace réel, de retrouver les traces matérielles du passé et de compléter ce que les documents écrits ne suffisent pas toujours à raconter.»
Archives, témoignages et territoires : une mémoire vivante
Le Beau Livre repose sur une conception élargie de l’archive. Aux documents institutionnels s’ajoutent les témoignages, les images, les bâtiments, les objets et les récits des acteurs économiques.
Visite de terrain au musée de la banque à Fès
L’un des apports majeurs du projet réside dans cette volonté de faire dialoguer plusieurs formes de mémoire. L’archive n’est pas seulement un document administratif conservé dans un fonds. Elle devient aussi une photographie, une façade d’agence, un objet bancaire, un souvenir de collaborateur ou un récit d’entrepreneur. Cette approche permet de restituer une histoire incarnée. Elle rappelle que l’économie se construit aussi dans les territoires, les relations humaines et les trajectoires individuelles.
Le livre donne ainsi une place importante aux entrepreneurs, aux dirigeants, aux collaborateurs et aux régions. Casablanca, Tanger, Fès, Marrakech, l’Oriental ou encore le Souss apparaissent comme des espaces où se sont jouées des dynamiques économiques différentes, mais complémentaires. À travers ces récits, le Beau Livre montre comment une banque accompagne les transformations d’un pays non seulement depuis son siège, mais aussi depuis les territoires où les projets prennent forme.
Les matériaux du récit
Le livre s’appuie sur :
• Des archives historiques.
• Des témoignages d’entrepreneurs et de dirigeants.
• Des récits de collaborateurs.
• Une importante iconographie.
• Des documents institutionnels.
• Des objets et traces patrimoniales.
• Une lecture historique contextualisée.
Cinq temps pour raconter 120 ans de transformations
Le Beau Livre organise l’histoire d’Attijariwafa bank autour de grandes séquences correspondant aux principales transformations du Maroc moderne. Le premier temps, de 1904 à 1955, renvoie à la période du Protectorat et aux débuts du capitalisme colonial. Le second couvre l’émancipation et la décolonisation économique après l’indépendance. Le troisième temps traverse les années de croissance, les mutations du tissu économique et les transformations du système bancaire marocain. Le quatrième est celui des réformes, des fusions et de la libéralisation économique. Enfin, le cinquième temps est celui de l’internationalisation, de l’expansion africaine, de la digitalisation et des nouveaux défis liés à l’innovation financière. Cette architecture permet d’éviter la simple chronologie pour construire une lecture dynamique du Maroc économique contemporain.
Repères chronologiques
1904-1955 : Capitalisme sous Protectorat et premières implantations bancaires.
1956-1973 : Indépendance, création du dirham et émergence d’acteurs nationaux.
1973-1988 : Croissance, transformations économiques et développement bancaire.
1989-2003 : Réformes, libéralisation et recomposition du paysage financier.
2004-2024 : Internationalisation, expansion africaine et transformation digitale.
Un ouvrage pensé pour durer
Par son format, son iconographie et sa construction éditoriale, le Beau Livre s’inscrit dans une logique de transmission et de conservation. Le projet assume pleinement sa dimension patrimoniale. Son format, son volume et la richesse de son iconographie lui donnent une présence particulière. Il ne se consulte pas comme un rapport annuel, mais comme un ouvrage de référence destiné à être relu, conservé et transmis. Le communiqué officiel souligne d’ailleurs sa vocation à nourrir les travaux académiques, les analyses économiques et le débat public, en proposant une base de lecture accessible aux chercheurs, étudiants et observateurs de la vie économique marocaine. Dans un contexte dominé par la rapidité des contenus et la fragmentation des mémoires, le livre défend une autre temporalité : celle du temps long, de l’archive et de la transmission. Cette démarche porte aussi une idée forte : raconter soi-même son histoire économique, préserver ses archives et documenter ses trajectoires constitue une forme de souveraineté narrative.
À qui s’adresse ce Beau Livre ?
• Chercheurs et universitaires.
• Étudiants en économie, histoire et gestion.
• Entrepreneurs et dirigeants.
• Professionnels du secteur bancaire.
• Journalistes économiques.
• Institutions publiques.
• Lecteurs intéressés par l’histoire contemporaine du Maroc.
Une mémoire pour comprendre le Maroc d’aujourd’hui
À travers «120 ans. Histoire d’un pays. Trajectoire d’une banque», Attijariwafa bank ne se contente pas de célébrer un anniversaire. Le Groupe propose une lecture de la mémoire économique marocaine à travers le parcours d’une institution ayant accompagné les grandes mutations du Royaume. Le projet vaut autant par son contenu que par sa méthode. En réunissant Attijariwafa bank, le Centre de recherche de HEM et le Groupe Le Matin, le Beau Livre montre qu’il est possible de faire dialoguer mémoire institutionnelle, recherche académique et écriture journalistique pour produire un récit à la fois accessible, rigoureux et durable. Dans un Maroc engagé dans de nouveaux chantiers de transformation, cette mémoire ne regarde pas seulement le passé. Elle éclaire aussi les trajectoires à venir.
Une maquette pensée comme une expérience de lecture
Le Beau Livre «120 ans. Histoire d’un pays. Trajectoire d’une banque» ne repose pas uniquement sur la richesse de son contenu. Sa force tient aussi à une construction éditoriale et graphique pensée pour rendre accessible une matière historique dense, tout en offrant une expérience de lecture fluide et immersive.
Une écriture qui fait dialoguer la macro et la microéconomie
La maquette du livre repose sur un principe central : faire dialoguer en permanence les grandes séquences de l’histoire économique du Maroc avec des parcours humains, des récits d’entrepreneurs, des témoignages de collaborateurs, des objets, des images et des scènes de vie. Cette alternance donne du rythme au récit et évite l’effet d’un ouvrage historique figé ou trop académique.
Une lecture fluide et accessible
L’architecture éditoriale a été pensée pour faciliter la lecture d’un contenu pourtant très dense : • Chapitres courts; Respirations visuelles; Alternance entre textes, images et focus; Hiérarchisation claire des informations; Formats narratifs variés.
Le lecteur peut ainsi entrer dans le livre par différentes portes : la chronologie, les témoignages, les archives, les images ou encore les portraits.
Des «arrêts sur image» pour ralentir le récit
Le livre intègre plusieurs temps de pause sous forme d’«arrêts sur image». Ces séquences permettent de s’attarder sur une photographie, un objet, une scène historique, une agence emblématique, un document d’archive ou un moment clé de l’histoire économique du pays. Ces respirations donnent au lecteur le temps d’observer et de contextualiser les transformations racontées.
Une chronologie déployée en accordéon dès l’ouverture du livre
Parmi les partis pris éditoriaux et graphiques les plus marquants figure une grande chronologie conçue en accordéon et placée dès les premières pages du Beau Livre. Pensée comme une porte d’entrée dans l’ouvrage, cette frise déployable permet au lecteur de parcourir visuellement les grandes étapes de l’histoire du Groupe et les principales transformations économiques du Maroc. Elle fait dialoguer dates clés, événements institutionnels, mutations économiques, photographies d’époque et repères visuels. Ce dispositif immersif donne immédiatement le ton du livre : celui d’un récit qui s’inscrit dans le temps long et qui articule mémoire bancaire, histoire nationale et évolution des territoires. Au-delà de sa fonction chronologique, cet accordéon agit comme un véritable objet narratif et scénographique, permettant de visualiser d’un seul regard plus d’un siècle de transformations.
Un livret dédié aux managers et bâtisseurs du Groupe
Le Beau Livre comprend également un livret spécifique consacré aux managers et figures ayant marqué différentes étapes de l’histoire du Groupe. Pensé comme une galerie de portraits, cet ensemble remet l’humain au cœur du récit institutionnel.
Des cartes postales d’époque disséminées dans l’ouvrage
Autre choix graphique fort : l’intégration de cartes postales anciennes à différents endroits du livre. Ces documents visuels apportent une profondeur historique et une dimension sensible à la lecture. Placées au fil des chapitres, elles replongent le lecteur dans l’atmosphère de différentes périodes du Maroc, tout en rappelant l’évolution des villes, des territoires, des usages et des paysages économiques.
Les coulisses d’une aventure éditoriale, scientifique et humaine d'exception
Derrière «120 ans. Histoire d’un pays. Trajectoire d’une banque» se cache un travail collectif de grande ampleur, mobilisant chercheurs, journalistes, documentalistes, designers, imprimeurs, archivistes et équipes éditoriales autour d’une ambition commune : construire une mémoire économique vivante du Maroc. Le Beau Livre c'est :
• Plus de 2.500 documents d’archives exploités.
• 50 rapports d’activité analysés.
• Plus de 100 objets issus de collections privées mobilisés.
• Plus de 200 photographies sélectionnées.
• Plus de 50 capitaines d’industrie interviewés.
• Plus de 50 collaborateurs impliqués dans le projet.
• 10 chercheurs mobilisés.
• 15 journalistes engagés dans la réalisation.
• Plus de 300 jours de travail cumulés.
Le Beau Livre a bénéficié d’un important travail de structuration, de narration et de mise en récit, porté notamment par les équipes du Groupe Le Matin, dont l’expertise éditoriale a permis de transformer une matière historique dense en un récit fluide, accessible et rythmé.
Une fabrication technique à grande échelle
La réalisation et l’impression du Beau Livre ont été assurées par Les Imprimeries du Matin, filiale du Groupe Le Matin, mobilisant un important dispositif technique et humain pour produire un ouvrage aux standards élevés de qualité éditoriale et graphique.
• Impression réalisée sur une offset dernière génération, équipée de systèmes de contrôle en temps réel.
• Une capacité d’impression pouvant atteindre 18.000 formats par heure.
• Utilisation d’un papier écoresponsable intégrant des matières recyclées.
• Un tonnage dépassant 1,5 tonne.
• Plus de 50 personnes mobilisées pour les phases d’impression et de finition.
• Utilisation de plus de 10 machines haute performance.
• Un processus de production et de finition étalé sur près d’un mois.
À travers cette réalisation, Les Imprimeries du Matin mettent également en avant leur savoir-faire dans la production d’ouvrages patrimoniaux et de publications premium à forte exigence technique et esthétique.