Économie

Sardine : un plan d’action préventif pour stabiliser les prix avant le ramadan

Une série de mesures préventives destinées à stabiliser les prix de la sardine à leur niveau habituel, en particulier à l'approche du mois sacré du ramadan, a été mise en place, a indiqué, samedi, le délégué des pêches maritimes de Laâyoune, Mohammed Nafia.

25 Janvier 2026 À 09:22

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Parmi ces mesures, adoptées par le Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime, figurent l’interdiction d’exporter la sardine congelée ainsi que la mise en œuvre de l’initiative "Le poisson à un prix raisonnable", qui vise à diversifier l’offre de produits de la mer, frais et congelés, y compris la sardine, a précisé le délégué des pêches maritimes de Laâyoune, Mohammed Nafia dans une déclaration à la MAP.

Il s’agit également de la décision d’interdire l’utilisation de la sardine entière propre à la consommation pour la fabrication de farine et d’huile de poisson, afin de garantir l’approvisionnement du marché intérieur et de protéger le pouvoir d’achat des ménages, a-t-il précisé.



De plus, le département de tutelle œuvre à la préparation de la reprise des activités de pêche dans les ports d’Agadir, Sidi Ifni, Tan-Tan, Tarfaya et Laâyoune dès la fin de la période de repos biologique, qui s’étend du 1er janvier au 15 février.

Par ailleurs, M. Nafia a fait savoir que la hausse du prix de la sardine observée ces derniers jours sur les marchés marocains est due principalement au repos biologique et aux conditions climatiques défavorables.

Ces deux facteurs ont affecté la dynamique de l’offre et de la demande sur le marché national, a-t-il précisé, relevant que l’offre se limite actuellement à la sardine congelée et à celle fraîche débarquée dans les ports du Nord lors de rares périodes de beau temps.

Concernant la période de repos biologique actuellement en vigueur, il a indiqué qu’il s’agit d’une période durant laquelle la pêche des petits pélagiques, notamment la sardine, est interdite, conformément à la décision du Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime.

Ce repos biologique est considéré comme une mesure essentielle de gestion de ce type de poisson. Il vise à protéger les périodes critiques de reproduction de la sardine et à permettre aux stocks halieutiques de retrouver leur équilibre biologique, tout en assurant leur durabilité à moyen et long termes.

Cette mesure s’appuie sur les conclusions et recommandations scientifiques de l’Institut national de recherche halieutique (INRH), fondées sur des données de surveillance biologique et d’évaluation de l’état des stocks, dans le cadre d’une approche scientifique visant à rationaliser l’exploitation des ressources halieutiques.

M. Nafia a ajouté que le port de Laâyoune constitue l’un des principaux pôles halieutiques nationaux assurant l’approvisionnement des marchés en sardine, compte tenu de la capacité de production de sa flotte active composée de navires de pêche côtière sardiniers.

Dans ce sens, il a souligné que toute mesure réglementaire ou conjoncturelle affectant ce port a une incidence directe sur le volume de l’offre disponible sur les marchés.

En outre, il a mis l’accent sur les conditions climatiques défavorables, qui ont perturbé le fonctionnement normal des ports et empêché les bateaux de pêche à la sardine de prendre la mer, par souci de sécurité des équipages.

La circonscription maritime de Laâyoune constitue aujourd’hui un pôle halieutique majeur à l’échelle nationale. Elle dispose notamment de 1.008 barques de pêche artisanale, de 350 navires de pêche côtière et de 52 unités de transformation des produits de la pêche.
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