Économie

Souss-Massa : un projet de dessalement de 15 milliards de DH pour produire 350 millions de m³ d'eau par an

La région Souss-Massa se prépare à accueillir une nouvelle station de dessalement d’eau de mer entre Tiznit et Chtouka-Aït Baha. D’un investissement estimé à près de 15 milliards de DH, le projet prévoit une capacité de 350 millions de m³ par an, dont 250 millions destinés à l’irrigation et 100 millions à l’alimentation en eau potable.

27 Août 2026 À 11:00

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La région Souss-Massa s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de ses infrastructures hydriques. Un projet de grande station de dessalement d’eau de mer est en préparation entre les provinces de Tiznit et Chtouka-Aït Baha, pour un investissement estimé à près de 15 milliards de DH. L’objectif est de diversifier les sources d’approvisionnement et de renforcer le recours aux ressources en eau non conventionnelles afin de répondre aux besoins de la région en eau potable et en irrigation.



La future installation devrait disposer d’une capacité de production de 350 millions de m³ d’eau dessalée par an. Sur ce volume, 250 millions de m³ seraient consacrés à l’irrigation, contre 100 millions de m³ destinés à l’approvisionnement de la population en eau potable. La composante agricole représenterait ainsi plus de 70% de la capacité annuelle projetée.

Les provinces de Tiznit, Chtouka-Aït Baha et Taroudant figurent parmi les territoires appelés à bénéficier directement du projet. La station devrait être reliée à un réseau hydraulique couvrant les bassins de Massa, El Guerdane et Souss. Ce dispositif doit permettre de redistribuer les ressources en eau et d’apporter des volumes supplémentaires aux zones agricoles et aux populations concernées.

Au-delà de l’augmentation des capacités d’approvisionnement, le projet vise également à réduire la pression exercée sur les nappes souterraines, particulièrement sollicitées pour répondre aux besoins agricoles de la région. L’apport de nouvelles ressources issues du dessalement devrait ainsi contribuer à soutenir la pérennité de l’activité agricole tout en renforçant la sécurisation de l’alimentation en eau potable.

Le projet comporte également une importante dimension énergétique. La station devrait fonctionner entièrement à partir d’énergies renouvelables, faisant ainsi le lien entre production d’eau dessalée et recours à des sources d’énergie propres. Cette configuration est destinée à contribuer à la maîtrise des coûts d’exploitation et à la réduction de l’empreinte carbone associée à la production d’eau.

Cette nouvelle infrastructure s’inscrit dans le prolongement de l’expérience de la station de dessalement d’eau de mer de Douira, dans la province de Chtouka-Aït Baha, qui contribue déjà à couvrir une partie des besoins du Grand Agadir en eau potable et en irrigation. La capacité envisagée pour le nouveau projet traduit ainsi un changement d’échelle dans le développement du dessalement à Souss-Massa et dans la place appelée à être occupée par cette ressource dans le système régional d’approvisionnement en eau.

Les préparatifs portent actuellement sur l’accélération des études techniques, environnementales et foncières ainsi que sur l’achèvement des procédures administratives nécessaires au projet. Ces étapes doivent préparer le passage à la phase de réalisation, envisagée selon un modèle de partenariat public-privé (PPP).
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