La première édition du concours «Ma thèse en 3 minutes» sous le signe de l’excellence
Pour la première fois, plus de trente doctorants se sont prêtés, jeudi 23 avril 2026 à Casablanca, à l’exercice exigeant du concours «Ma thèse en 3 minutes», organisé par le laboratoire LOGOS à la Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’sik. Derrière la contrainte du temps, une ambition plus large : faire sortir la recherche de ses cercles fermés et la rendre intelligible au plus grand nombre.
LE MATIN
25 Avril 2026
À 09:45
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Trois minutes... Pas une de plus. C’est le temps accordé à des années de travail, de lectures, d’enquêtes et d’écriture. Dans l’amphithéâtre A. Laroui, la manifestation s’est ouverte par des allocutions institutionnelles, notamment celles du Pʳ Abdelhadi Samadi, vice-doyen chargé de la recherche scientifique et de la coopération, du directeur du Laboratoire de recherches en communication et philosophie (LOGOS) , Jaouad Bennis, et de la représentante du Comité d’organisation, Ibtissam Barraj. Tous ont souligné l’importance de la communication scientifique dans le parcours des chercheurs, en particulier dans un contexte où la diffusion du savoir devient un enjeu central.
Le concours «Ma thèse en 3 minutes» repose sur un principe simple : permettre aux doctorants de présenter l’essentiel de leur thèse en trois minutes, dans un langage clair et accessible. Il s’agit, comme le rappelle le programme officiel, «d’expliquer la raison d’être de sa recherche et de montrer ce qu’elle apporte par rapport aux recherches antérieures».
Dans son intervention, le professeur Jaouad Bennis a mis en avant la portée pédagogique de cet exercice, qu’il a qualifié d’«entraînement à la communication scientifique», insistant sur la nécessité de rendre la recherche compréhensible au-delà du cercle des spécialistes. Il a également souligné que cet exercice constitue «un test de synthèse et de précision», appelant les doctorants à se concentrer sur les idées essentielles de leurs travaux.
Plus de trente participants se sont succédé pour présenter des sujets couvrant un large éventail de thématiques, allant de l’intelligence artificielle et des réseaux sociaux aux pratiques médiatiques, en passant par la communication institutionnelle et les enjeux philosophiques contemporains.
Les prestations ont été évaluées par un jury composé de plusieurs universitaires et experts, dont Imane Taoufiq, Mourad Zahir, Khalid Lhmidi, Maha Soulami, Nadia Aouchen, Latifa Ayoubi et Essaddik Darii, qui ont pris en compte à la fois la qualité scientifique des travaux et la capacité des candidats à les rendre accessibles.
Organisé dans plusieurs pays à travers le monde, ce concours s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer la visibilité de la recherche et à encourager les jeunes chercheurs à développer leurs compétences en communication. À Ben M’sik, cette première édition marque une étape importante dans cette orientation, en rapprochant davantage la production scientifique du grand public.
La manifestation s’est achevée par la remise des attestations de distinction aux participants, consacrant les meilleures prestations dans un esprit de valorisation et de partage du savoir.