«Plusieurs milliers d’étudiants marocains intègrent les établissements de l’Hexagone chaque année, notamment dans l’ingénierie. Un atout pour la France qui manque d’étudiants dans ses filières scientifiques », relève le quotidien français.
L’article loue le parcours des étudiants marocains qui « brillent » aux concours des grandes écoles françaises, précisant qu’ils représentent désormais en France le premier contingent d’étudiants étrangers, devant les Chinois, un temps en tête du peloton.
Relayant les chiffres de Campus France, l’agence chargée de la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger et de l’accueil en France des étudiants internationaux, Le Monde indique qu’au cours de l’année scolaire 2024-2025, les étudiants marocains en France étaient 42.000, dont 6.000 en écoles d’ingénieurs et 8.500 en écoles de commerce.
Témoignages à l’appui, la publication évoque notamment les performances des élèves issus des classes préparatoires du Lycée Mohammed VI d’Excellence de Benguérir, qui, depuis leur ouverture en 2015, ont envoyé pas moins de 70 jeunes Marocains sur le campus de l’X, à Palaiseau (Essonne) dont 20, rien qu’en 2024, et 17, en 2025. Et quasiment tout autant vers les classes des Ecoles centrales, des Mines ou de l’ENS. «On ne présente nos élèves que dans le top 10 des meilleures écoles en France", détaille le directeur de ces classes, Christophe Boeckel, cité par le journal.
Depuis le milieu des années 2010, les classes prépas d’excellence, sur le modèle de celle de Benguérir, qui fonctionne via un partenariat public-privé, ont essaimé dans le Royaume, relève Le Monde qui estime que pour la France, ces étudiants représentent « une opportunité pour les filières scientifiques de plus en plus désertées par les Français, alors que selon le ministère de l’Enseignement supérieur, il manquerait quelque 80.000 ingénieurs et techniciens diplômés par an ».
Pour Gérald Brun, attaché de coopération scientifique et universitaire auprès de l’ambassade de France au Maroc, les étudiants marocains postulant pour les cursus d’excellence français sont « réputés pour leur bon niveau en mathématiques et plus généralement en sciences ».
Cité par Le Monde, le diplomate met également en avant un héritage historique pour expliquer ce succès, notant que «le baccalauréat marocain est sensiblement resté conforme à celui que l’on connaissait en France il y a quelques dizaines d’années, avec un niveau remarquable dans les disciplines théoriques ».
Du côté de la communauté estudiantine, Ikrame Amallah, étudiante en troisième année à Polytechnique et présidente de l’Association des Marocains aux grandes écoles, reconnaît que « le fait d’avoir les matières scientifiques dispensées en français est un atout », d’autant plus qu’ « il y a une continuité entre le système éducatif marocain et français qui nous facilite la tâche ».
Le directeur général de l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers et vice-président de la Conférence des grandes écoles en France, Laurent Champaney, retient, quant à lui, que « le Maroc est effectivement un vivier pour nos grandes écoles et pour nos entreprises».
"Face au potentiel des étudiants marocains et dans un contexte économique dynamique", cinq grandes écoles françaises ont ouvert des campus dans le Royaume depuis 2013, décrypte Le Monde.
La publication note, par ailleurs, que si peu de données existent quant à l’insertion professionnelle des Marocains diplômés des grandes écoles en France, nombre d’entre eux ont toutefois fait le choix du retour.
« On le voit particulièrement dans les secteurs de la finance, du conseil et de l’ingénierie, où les grandes entreprises marocaines ou internationales implantées au Maroc offrent des opportunités de carrière attractives, parfois avec des niveaux de responsabilité supérieurs à ceux qu’on peut leur proposer en France », explique au Monde Hicham Jamid, sociologue et chercheur à l’Université de Neuchâtel (Suisse).
L’article loue le parcours des étudiants marocains qui « brillent » aux concours des grandes écoles françaises, précisant qu’ils représentent désormais en France le premier contingent d’étudiants étrangers, devant les Chinois, un temps en tête du peloton.
Relayant les chiffres de Campus France, l’agence chargée de la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger et de l’accueil en France des étudiants internationaux, Le Monde indique qu’au cours de l’année scolaire 2024-2025, les étudiants marocains en France étaient 42.000, dont 6.000 en écoles d’ingénieurs et 8.500 en écoles de commerce.
Témoignages à l’appui, la publication évoque notamment les performances des élèves issus des classes préparatoires du Lycée Mohammed VI d’Excellence de Benguérir, qui, depuis leur ouverture en 2015, ont envoyé pas moins de 70 jeunes Marocains sur le campus de l’X, à Palaiseau (Essonne) dont 20, rien qu’en 2024, et 17, en 2025. Et quasiment tout autant vers les classes des Ecoles centrales, des Mines ou de l’ENS. «On ne présente nos élèves que dans le top 10 des meilleures écoles en France", détaille le directeur de ces classes, Christophe Boeckel, cité par le journal.
Depuis le milieu des années 2010, les classes prépas d’excellence, sur le modèle de celle de Benguérir, qui fonctionne via un partenariat public-privé, ont essaimé dans le Royaume, relève Le Monde qui estime que pour la France, ces étudiants représentent « une opportunité pour les filières scientifiques de plus en plus désertées par les Français, alors que selon le ministère de l’Enseignement supérieur, il manquerait quelque 80.000 ingénieurs et techniciens diplômés par an ».
Pour Gérald Brun, attaché de coopération scientifique et universitaire auprès de l’ambassade de France au Maroc, les étudiants marocains postulant pour les cursus d’excellence français sont « réputés pour leur bon niveau en mathématiques et plus généralement en sciences ».
Cité par Le Monde, le diplomate met également en avant un héritage historique pour expliquer ce succès, notant que «le baccalauréat marocain est sensiblement resté conforme à celui que l’on connaissait en France il y a quelques dizaines d’années, avec un niveau remarquable dans les disciplines théoriques ».
Du côté de la communauté estudiantine, Ikrame Amallah, étudiante en troisième année à Polytechnique et présidente de l’Association des Marocains aux grandes écoles, reconnaît que « le fait d’avoir les matières scientifiques dispensées en français est un atout », d’autant plus qu’ « il y a une continuité entre le système éducatif marocain et français qui nous facilite la tâche ».
Le directeur général de l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers et vice-président de la Conférence des grandes écoles en France, Laurent Champaney, retient, quant à lui, que « le Maroc est effectivement un vivier pour nos grandes écoles et pour nos entreprises».
"Face au potentiel des étudiants marocains et dans un contexte économique dynamique", cinq grandes écoles françaises ont ouvert des campus dans le Royaume depuis 2013, décrypte Le Monde.
La publication note, par ailleurs, que si peu de données existent quant à l’insertion professionnelle des Marocains diplômés des grandes écoles en France, nombre d’entre eux ont toutefois fait le choix du retour.
« On le voit particulièrement dans les secteurs de la finance, du conseil et de l’ingénierie, où les grandes entreprises marocaines ou internationales implantées au Maroc offrent des opportunités de carrière attractives, parfois avec des niveaux de responsabilité supérieurs à ceux qu’on peut leur proposer en France », explique au Monde Hicham Jamid, sociologue et chercheur à l’Université de Neuchâtel (Suisse).
