Enseignement

Enseignement supérieur : le syndicat annonce une grève de trois jours

Le Syndicat national de l’enseignement supérieur appelle à une grève nationale globale les 3, 4 et 5 février dans l’ensemble des établissements universitaires. Cette mobilisation intervient en réaction à l’adoption du projet de loi 59.24 sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. Le syndicat annonce également une autre grève nationale prévue le 22 janvier, élargissant la contestation au secteur de l’Éducation nationale et aux institutions de formation des cadres.

21 Janvier 2026 À 10:00

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Le Syndicat national de l’enseignement supérieur a décidé d’observer une grève nationale globale les 3, 4 et 5 février prochains au sein de l’ensemble des établissements universitaires. Cette décision fait suite à l’adoption, par la Chambre des conseillers, du projet de loi n° 59.24 relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, sans prise en compte, selon le syndicat, des revendications exprimées par les enseignants-chercheurs.

Dans son communiqué, le bureau national du syndicat estime que le gouvernement n’a pas respecté l’approche participative lors de l’élaboration du texte. Bien que le projet ait été renvoyé à la Chambre des représentants dans le cadre d’une seconde lecture, le syndicat considère que les divergences restent profondes, aussi bien sur la forme que sur le fond, et que les préoccupations centrales du corps enseignant n’ont pas été intégrées.

L’organisation syndicale rappelle, à ce titre, la position déjà exprimée par sa commission administrative dans un communiqué daté du 14 septembre dernier, appelant au gel de la procédure d’adoption du projet de loi et à sa réintégration dans un cadre de dialogue et de négociation avec le Syndicat. Pour le bureau national, le passage du texte sans consensus fragilise la confiance entre les partenaires sociaux et les pouvoirs publics.



Sur le plan pratique, le syndicat précise que la grève des 3, 4 et 5 février concernera l’ensemble des activités pédagogiques, y compris les cours, les travaux dirigés et pratiques, ainsi que les réunions au sein des structures universitaires et des centres de recherche. Les examens, manifestations, séminaires et rencontres scientifiques programmés à l’avance ne sont toutefois pas concernés par cet arrêt de travail.

Au-delà du projet de loi 59.24, le communiqué exprime un mécontentement plus large à l’égard des décisions du ministère de l’Éducation nationale concernant les institutions de formation des cadres, en particulier les centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation. Le bureau national dénonce une atteinte à l’identité de ces établissements, des tentatives de les placer sous la tutelle des académies régionales, ainsi que des retards persistants dans le règlement du dossier des promotions au titre de l’année 2023.

Le syndicat évoque également ce qu’il qualifie de traitement inéquitable dans l’exonération de la période de stage pour les ayants droit, l’absence d’annonce des résultats du concours de septembre 2021, présenté comme entaché d’irrégularités, ainsi que les dysfonctionnements relevés lors du concours des enseignants assistants. S’y ajoutent le report du démarrage de l’année de formation et la tentative d’imposer une programmation visant à compenser certaines vacances officielles dans le secteur de l’Éducation nationale.

Dans ce contexte de tension persistante, le bureau national annonce également une autre grève nationale prévue le jeudi 22 janvier 2026. Celle-ci concernera l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur relevant du secteur de l’Éducation nationale, y compris les centres de formation des cadres et les institutions universitaires, afin de protester contre la situation actuelle et ce que le syndicat décrit comme un manque de responsabilité dans la gestion de ces établissements.
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