Économie

Du petit moulin à l'industrie des pâtes et couscous: l'appétit grandissant de Kenz Maroc

Kenz Maroc a bien parcouru du chemin depuis l'installation d'un petit moulin fin des années 1990. Aujourd’hui, le groupe s'est diversifié dans la fabrication de pâtes alimentaires et couscous en misant 200 millions de DH et pense déjà à s'agrandir. Les détails d'un parcours.

Le groupe envisage déjà une extension de son unité de fabrication de pâtes alimentaires et couscous à travers la mise en place, dans les années à venir, de nouvelles lignes de production. PH. Sradni

26 Décembre 2022 À 16:55

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En tant que grand pays agricole, le Maroc produit une quantité non négligeable de céréales, notamment du blé, l'ingrédient principal de la farine et du pain. Raison pour laquelle le marché marocain de la farine, des pâtes et du couscous est dominé par des entreprises nationales et internationales qui produisent ces produits de manière industrielle. Il existe également de nombreux petits producteurs qui fabriquent ces produits de manière artisanale, principalement pour le marché local. C’était le cas de la marque Kenz il y a plus de 20 ans, avant de se transformer aujourd’hui en un industriel clé dans le pays. Le 22 décembre 2022, à Skhirate la société s'est offert une nouvelle unité industrielle «Kenzpat» dédiée à la fabrication de pâtes alimentaires et couscous. Montant de l'investissement : 200 millions de DH, avec à la clé 130 emplois directs.

Mais avant d’en arriver là, le groupe familial a bien parcouru du chemin : «l’aventure Kenz a démarré fin des années 1990, avec la réalisation d’un modeste moulin de 130 tonnes par jour et une autonomie en capacité de stockage d’à peine quelques jours, ne dépassant guère 20.000 quintaux. Un démarrage timide. Sa première orientation, c’était d’aller imposer et installer une marque dans un marché très concurrentiel où la notion de marque de farine n’avait pas une grande importance», raconte au «Matin» Adil El Eulj, administrateur général de Kenz Maroc. Bâtir une marque forte a été rendu possible grâce aux installations et aux équipements de haute technologie et de référence mondiale, soutient l'industriel. «L’entreprise n’a pas laissé son caractère familial lui poser un problème pour aller chercher des compétences en externe afin d'assurer un management rigoureux et moderne», se réjouit El Eulj. Aujourd’hui, le challenge semble avoir été relevé, car la marque a pu se tailler une place sur le marché local. «Dix ans après, le besoin de réaliser une extension de nos capacités s’est concrétisé à travers un investissement dans notre minoterie, qui passe de 230 à 560 tonnes, donc une capacité supplémentaire de 330 tonnes».

Juste après, l’industriel a eu un autre défi à relever : la diversification de son offre. Il faut dire que son premier moulin qui date de 1990 était exclusivement destiné au blé tendre. «En 2012, le groupe a décidé d’étendre un petit peu son offre en misant sur les produits de blé dur. Nous sommes sortis donc sur le marché avec plus de produits, et je pense qu’on a pu satisfaire nos clients aussi bien les consommateurs finaux que les industriels», indique El Eulj. Reposant sur la force de la marque qu'il affirme avoir construite, le groupe a décidé en 2020 d’aller vers une nouvelle aventure et d'ouvrir une nouvelle page dans sa vie : la réalisation d’une nouvelle unité lui permettant de passer à une intégration horizontale, et c’est là où il a décidé de réaliser «Kenzpat», spécialisée dans les pâtes alimentaires et couscous. Rappelons que Vita Holding prévoit d’autres projets d’investissement dans les années à venir. Ainsi, sa filiale Kenz Maroc entend lancer, à partir de 2023, un nouveau projet d’extension de la semoulerie, qui nécessitera un investissement de 250 millions de DH et la création de 80 nouveaux emplois. Le groupe envisage également une extension de son unité de fabrication de pâtes alimentaires et couscous «à travers la mise en place, dans les années à venir, de nouvelles lignes de production».r> 

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