LE MATIN
15 Avril 2026
À 11:40
Le groupe
OpenAI, derrière la création de
ChatGPT, lance
GPT-5.4-Cyber, une variante entraînée "pour offrir des capacités cyber supplémentaires et soumise à moins de restrictions", a détaillé mardi l'entreprise dans une note de blog.
"Parce que ce modèle est plus permissif, nous commençons par un déploiement limité (...) auprès de
prestataires de sécurité, d'
organisations et de
chercheurs approuvés", a complété OpenAI.
Cette annonce intervient sur fond d'inquiétudes croissantes sur l'impact des capacités de l'IA en matière de
cybersécurité.
Une semaine avant cette annonce,
Anthropic a communiqué sur le report du lancement de son dernier modèle
Claude Mythos, dont il a réservé l'usage à seulement 40 grands acteurs technologiques dans un premier temps, dans le cadre d'une initiative baptisée
Project Glasswing.
Avant sa sortie, ce modèle, conçu pourtant comme un généraliste, était parvenu à détecter des milliers de
failles de sécurité informatique jusque-là inconnues.
Si la montée en puissance des IA questionne depuis plusieurs mois le niveau de
sécurité des systèmes informatiques, l'annonce du projet Glasswing a remis le sujet au coeur des discussions, même si certains observateurs y voient aussi un potentiel coup marketing.
D'après plusieurs médias, plusieurs dirigeants de grandes
banques américaines ont rencontré le secrétaire au Trésor des Etats-Unis
Scott Bessent et le président de la Réserve fédérale
Jerome Powell pour discuter des dangers que ce
modèle d'IA représente pour le
secteur financier.
Dans ce contexte,
OpenAI a vanté mardi les capacités de son nouveau modèle en matière de protection et de préparation contre les
attaques informatiques.D'après l'entreprise, cette version permet aux "professionnels de la sécurité d'analyser des logiciels afin d'évaluer leur potentiel malveillant, leurs vulnérabilités et leur robustesse en matière de sécurité".
Si OpenAI a restreint l'utilisation de son nouveau modèle, elle vise toutefois un public plus large que celui choisi par Anthropic pour Mythos. "Nous ne pensons pas qu'il soit pratique ni approprié de décider de manière centralisée qui a le droit de se défendre", a déclaré l'entreprise.