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Microsoft prévoit la disparition de plusieurs métiers, remplacés par l'IA, d’ici 18 mois

Dans un entretien accordé au Financial Times, le directeur général de Microsoft AI, Mustafa Suleyman, affirme que l’intelligence artificielle sera capable d’exécuter la majorité des tâches intellectuelles d’ici 12 à 18 mois. Appuyée par des investissements massifs dans les infrastructures et par des modèles toujours plus performants, cette accélération transforme déjà les métiers du bureau, où la production de code, l’analyse de documents et la génération de contenus sont de plus en plus assurées par la machine.

22 Février 2026 À 09:35

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«La plupart des tâches de bureau seront entièrement automatisées par une IA d’ici 12 à 18 mois », affirme Mustafa Suleyman, CEO de Microsoft AI, dans les colonnes du Financial Times. Pour le dirigeant, les modèles actuels ont atteint un niveau où ils « peuvent coder mieux que la grande majorité des développeurs », preuve que la bascule est déjà engagée dans les entreprises.

Chez Microsoft, entre 20 % et 30 % du code est désormais généré par la machine. Cette progression s’appuie sur une puissance de calcul « multipliée par mille milliards en quinze ans » et sur des investissements massifs destinés à construire des modèles internes et à atteindre « une véritable autosuffisance » technologique, malgré le partenariat prolongé avec OpenAI jusqu’en 2032.

Développeurs, juristes, analystes et marketeurs en première ligne de la bascule vers l’IA

Les métiers les plus exposés sont ceux dont la valeur repose sur la production numérique, explique le CEO de Microsoft AI. Le développement logiciel, la recherche juridique, l’analyse financière, le conseil, le marketing de contenu ou la gestion de projet voient déjà leurs tâches opérationnelles automatisées. Rédiger du code, synthétiser des documents, produire des rapports ou analyser des données devient une fonction assurée par les modèles.

Dans ce nouvel environnement, les professionnels ne disparaissent pas mais changent de rôle. Ils pilotent, valident et conçoivent des systèmes qui exécutent. Le cœur du travail se déplace vers l’architecture, la stratégie et la prise de décision.

Mustafa Suleyman écarte l’idée d’une AGI qu’il juge « floue et peu utile » et parle d’« IA professionnelle », capable d’assurer l’essentiel des missions d’une organisation. Cette évolution doit mener à une « superintelligence humaniste » destinée à rester « subordonnée aux humains » et à produire des gains concrets, notamment dans la santé.

La rapidité du calendrier pose toutefois la question sociale. Microsoft a déjà supprimé plusieurs milliers de postes tout en intégrant massivement l’IA dans ses processus. Pour les métiers de la connaissance, l’enjeu immédiat n’est plus l’arrivée de l’intelligence artificielle mais la vitesse à laquelle ils devront se réinventer face à une production intellectuelle largement automatisée.
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