LE MATIN
28 Avril 2026
À 10:00
Une telle perturbation risque de "déclencher une
crise alimentaire mondiale, plongeant des millions de personnes — en particulier en
Afrique et en Asie du Sud - dans la faim et la pauvreté”, a prévenu le chef de l’
ONU lors d’un débat de haut niveau du Conseil de sécurité consacré aux voies navigables maritimes.
Ce fardeau pèse particulièrement sur les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, a indiqué M.
Guterres, ajoutant que plus de 20.000 marins et 2.000
navires commerciaux se retrouvent pris au piège dans un contexte de risques et de restrictions à la navigation.
Pour sortir de cette situation, il est primordial de respecter le droit international et de renforcer le dialogue et la coopération entre États, organisations régionales et acteurs de l’
industrie maritime, a-t-il recommandé.
Pour sa part, le Secrétaire général de l’
Organisation maritime internationale (OMI),
Arsenio Dominguez, a souligné la nécessité de ne pas fermer les détroits utilisés pour la navigation internationale, ajoutant qu’aucun fondement juridique n’autorise un pays à imposer des paiements ou des conditions discriminatoires dans ces passages. Toute dérogation à ces principes "créerait un précédent néfaste et compromettrait gravement l’intégrité et la stabilité du transport maritime”, a-t-il averti.
Revenant sur le blocage de milliers de marins et de navires dans ce passage maritime, M. Dominguez a indiqué que l’OMI a élaboré un cadre d’évacuation dont les aspects techniques et opérationnels sont développés avec la participation des pays de la région, assurant que l’Organisation est prête à le mettre en œuvre "sans délai”.
Selon l’ONU, environ un cinquième du commerce mondial de
pétrole, un cinquième du
gaz naturel liquéfié et près d’un tiers des
engrais échangés à l’échelle internationale transitent par le
détroit d’Ormuz.