Le pétrole se stabilise, les Bourses résistent
Vers 11H00 GMT, le
baril de Brent se stabilisait (-0,13%) à 103,27 dollars. Depuis le début du conflit, il a bondi d'environ 40%.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, son équivalent américain, cédait 1,27% à 97,46 dollars. En deux semaines il a flambé de près de 50%.
Les
Bourses européennes tentaient de leur côté de se maintenir dans le vert après une ouverture en timide hausse, Paris s'affichant vers 11H00 GMT à l'équilibre (-0,03%), Francfort progressant de 0,25% et Londres de 0,41%.
Le dollar retombe avec un relatif apaisement des prix de l'énergie
Le
dollar relâche lundi une partie de ses gains après ce que les investisseurs interprètent comme des signes de désescalade de la guerre au Moyen-Orient, à l'orée d'une semaine rythmée par les décisions de banques centrales.
Vers 10H40 GMT (11H40 à Paris), la
devise américaine refluait de 0,48% par rapport à l'euro, à 1,1472 dollar, bien que la monnaie unique européenne soit tombée plus tôt lundi à un nouveau plus bas depuis août 2025, à 1,1411 dollar.
Le
billet vert cèdait aussi 0,27% contre la livre sterling, à 1,3267 dollar.
Ormuz: le Royaume-Uni travaille sur un plan "viable" pour rouvrir le détroit
"Ce n'est pas une tâche facile. C'est pourquoi nous travaillons avec tous nos alliés, notamment nos partenaires européens, afin d'élaborer un plan collectif viable permettant de rétablir la liberté de navigation dans la région le plus rapidement possible", a affirmé le Premier ministre
Keir Starmer lors d'une conférence de presse.
Le président américain
Donald Trump a exhorté samedi les pays qui dépendent du pétrole transitant par le détroit d'Ormuz, à en assurer la sécurité en coordination avec les Etats-Unis.
Le Royaume-Uni ne "se laissera pas entraîner dans guerre plus vaste", a encore affirmé le chef du gouvernement britannique.
En Australie, pénuries et prix doublés dans les stations-service
Les Australiens se précipitent dans les stations-service, inquiets de la
flambée des prix à la pompe qui ont doublé en moyenne, voire plus, avec la guerre au Moyen-Orient et provoque également des pénuries.
L'Australie, très dépendante aux importations de pétrole, subit un bond des prix à la pompe depuis le début de la
guerre au Moyen-Orient le 28 février. Le gouvernement a reproché aux détaillants de faire grimper les prix de manière abusive.
Emirats: incendie dans la zone pétrolière de Fujaïrah
Une
attaque de drone a provoqué un incendie dans l'importante zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte orientale des Émirats arabes unis, ont rapporté les autorités, au 17e jour des représailles iraniennes dans le Golfe à l'offensive américano-israélienne.
"Un
incendie s'est déclaré dans la zone industrielle pétrolière (...) à la suite d'une attaque par drone, sans faire de blessés", a indiqué le bureau de presse de Fujaïrah dans un communiqué, précisant que les efforts "se poursuivaient" pour maîtriser le feu.
Pékin et Washington "restent en communication" sur une visite de Trump
La Chine et les États-Unis "restent en communication" concernant une visite de Donald Trump, a indiqué lundi un porte-parole des Affaires étrangères chinoises après des propos du président américain déclarant qu'il pourrait reporter un prochain voyage à Pékin en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Le porte-parole s'est gardé de s'exprimer sur les pressions exercées par M. Trump pour que la Chine aide, avec d'autres pays, à débloquer le détroit d'Ormuz mais a réitéré l'appel de Pékin à un arrêt des hostilités.
Ormuz: Tokyo et Canberra disent non à la sécurisation du détroit
Le
Japon, tenu de renoncer pour toujours à la guerre par sa Constitution pacifiste de 1947, a indiqué lundi qu'il "n'envisageait pas" d'opération de sécurité maritime, à l'heure où Donald Trump fait pression sur ses alliés et la Chine pour assurer la sécurité du détroit d'Ormuz.
En Australie, la ministre des Transports Catherine King a déclaré pour sa part lundi que son pays n'enverrait pas de navire de guerre dans le
détroit d'Ormuz.
Reprise graduelle des vols à Dubaï après une attaque de drone
L'Autorité de l'aviation civile de l'émirat a annoncé lundi sur X "la reprise graduelle de certains vols en provenance et à destination de l'aéroport international de Dubaï", quelques heures après une attaque de drone qui a provoqué l'incendie d'un réservoir de carburant, entraînant la suspension du trafic.
Avant la guerre, l
'aéroport de Dubaï était le plus fréquenté au monde pour le trafic international et constituait la base principale d'Emirates, la plus grande compagnie aérienne du Moyen-Orient.
Pétrole: Tokyo débloque ses stocks stratégiques
Le Japon, qui dépend du
pétrole du Moyen-Orient pour 95% de ses importations, a confirmé qu'il débloquait à partir de ce lundi ses stocks stratégiques de brut, début d'une opération mondiale coordonnée par l'Agence internationale de l'Énergie (AIE).
L'AIE avait précisé dimanche que les stocks des pays d'Asie et d'Océanie seraient débloqués "immédiatement" tandis que ceux des Amériques et d' Europe le seraient "fin mars".
Les 32 pays membres de l'agence ont décidé mercredi le déstockage de 400 millions de barils de pétrole pour amortir la
flambée des prix. Il s'agit du plus important déblocage jamais décidé par l'institution internationale, créée il y a plus de 50 ans.