Ces pourparlers, centrés sur le
programme nucléaire iranien, sont prévus pour une durée renouvelable de 60 jours. Avant même qu'ils ne commencent, les écueils se sont accumulés, avec la poursuite des
combats au Liban malgré une clause de l'accord-cadre prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts, et l'annonce par
Téhéran d'une nouvelle fermeture du
détroit d'Ormuz en représailles.
Sur le front libanais, des
frappes israéliennes ont fait au moins 30 morts samedi dans l'est et le sud du
Liban, avant une accalmie constatée par un correspondant de l'AFP en fin de journée, lorsque l'armée israélienne a reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le
Hezbollah pro-iranien.
Les pourparlers débuteront dans le courant de la matinée, a annoncé la
diplomatie suisse, précisant que la délégation américaine, dirigée par le vice-président américain
JD Vance, et la délégation iranienne, menée par le président du Parlement iranien
Mohammad Bagher Ghalibaf, étaient arrivées à l'hôtel de luxe de
Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne, site des discussions. Les pays médiateurs, le
Pakistan et le
Qatar, sont également sur place.
Arrivée samedi soir, la délégation iranienne compte aussi, selon la télévision d'Etat iranienne, le chef de la diplomatie
Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale
Abdolnaser Hemmati.
Les discussions devraient durer "quelques jours", a affirmé JD Vance à la presse samedi soir, ajoutant qu'il ne pourrait rester en Suisse "qu'un jour ou deux".
"J'espère qu'on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points principaux sur lesquels je pense que nous allons nous concentrer", a-t-il déclaré.
L'émissaire
Steve Witkoff et le gendre du président
Donald Trump,
Jared Kushner, se trouvent également en Suisse, selon JD Vance.
Les pourparlers sont censés mener à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Les hostilités ont causé des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.