AFP
27 Décembre 2025
À 09:30
Contraintes de dormir sous des tentes ou dans la promiscuité des
centres d'hébergement d'urgence depuis la reprise des combats, le 7 décembre, les centaines de milliers de personnes évacuées de part et d'autre de la frontière contestée pourront peut-être passer le Nouvel An à la maison.
"S'ils arrêtent de se battre dès maintenant, je serai très heureuse car les gens pourront rentrer chez eux", a dit à l'AFP Oeum Raksmey, une déplacée cambodgienne de 22 ans. "Mais je n'ose pas encore rentrer chez moi. J'ai toujours peur. Je ne fais pas confiance aux Thaïlandais".
Une déclaration conjointe annonce l'entrée en vigueur de la trêve samedi à 12H00 (05H00 GMT) et indique que "les deux parties conviennent de permettre aux civils résidant dans les
zones frontalières affectées de rentrer chez eux dans les plus brefs délais".
Signé par les ministres de la Défense de la
Thaïlande et du
Cambodge, le texte évoque par ailleurs le gel des
positions militaires, le
déminage des régions frontalières, une coopération policière pour lutter contre la
cybercriminalité et la libération par
Bangkok de 18
soldats cambodgiens après 72 heures de
cessez-le-feu effectif.
"Ce cessez-le-feu constitue une porte vers une solution pacifique", a commenté le ministre thaïlandais de la Défense, Natthaphon Narkphanit, affirmant partager la "colère", la "douleur" et les "inquiétudes" de sa population.
Selon les derniers bilans officiels respectifs, 47 personnes ont été tuées au total au cours des dernières semaines : 26 côté thaïlandais et 21 côté cambodgien.