Nation

Barrages : le rebond hydrique se confirme, 11,8 milliards de m³ d’eau stockés

Au mercredi 18 février 2026, les barrages du Royaume totalisent 11.857,7 millions de m³ (soit 11,8 milliards de m³) d’eau stockée, contre 4.644,3 millions de m³ un an plus tôt. Le taux de remplissage global atteint 70,7 %, en nette hausse par rapport aux 27,5 % relevés à la même date en 2025, soit une progression d’environ +155 % des volumes disponibles.

18 Février 2026 À 14:05

Your browser doesn't support HTML5 audio

La situation hydrique du Royaume affiche un redressement marqué. Selon la dernière mise à jour publiée par Maadialna.ma, les ressources en eau disponibles dans les barrages ont atteint 11,857 milliards de m³ au mercredi 18 février 2026, contre 4,644 milliards de m³ un an plus tôt.

En l’espace de douze mois, les volumes stockés ont ainsi progressé de près de 155 %, traduisant l’impact positif des précipitations enregistrées ces dernières semaines. Le taux de remplissage global s’élève désormais à 70,7 %, alors qu’il ne dépassait pas 27,5 % à la même date en 2025.

Des bassins largement réapprovisionnés

Plusieurs bassins hydrauliques affichent des niveaux particulièrement confortables. Le Loukkos atteint 94,6 % de remplissage, tandis que le Bouregreg (94,1 %) et le Sebou (90,3 %) confirment la bonne tenue des réserves dans le nord et le centre du pays. Dans le bassin du Sebou, des barrages structurants comme Al Wahda dépassent les 3,2 milliards de m³, avec un taux supérieur à 90 %. Dans le Bouregreg, le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah avoisine 95 % de remplissage. Le Tensift (85,2 %) et le Guir-Ziz-Rheris (60,2 %) enregistrent également une amélioration notable. Dans ce dernier bassin, le barrage Hassan Addakhil affiche un taux de 78 %.



La situation demeure toutefois contrastée dans certaines régions. Le bassin de l’Oum Er-Rabia atteint 46,3 %, tandis que celui du Sous-Massa s’établit à 54,5 %, avec des écarts importants entre les ouvrages. Le barrage Youssef Ben Tachfine, par exemple, affiche moins de 50 % de remplissage. La région de Draa-Oued Noun reste la plus fragile, avec un taux global de 34,1 %, malgré une amélioration par rapport à l’année précédente.

Les données publiées font également état d’augmentations sensibles en l’espace de 24 heures, entre le 17 et le 18 février.
  • Le barrage Al Massira (bassin Oum Er-Rabia) a enregistré une hausse de plus de 21 millions de m³.
  • Le barrage Mohammed V (région de l’Oriental) a gagné plus de 5,5 millions de m³.
  • Le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah a progressé de plus de 2,2 millions de m³.
Ces apports confirment donc la dynamique positive observée depuis le début de l’année hydrologique.



Cette amélioration constitue un signal rassurant après plusieurs années marquées par un stress hydrique aigu. Elle renforce la sécurité de l’approvisionnement en eau potable, soutient l’irrigation agricole et réduit la pression sur certaines régions. Pour autant, les disparités territoriales et la variabilité climatique rappellent que la question de l’eau demeure stratégique. Le Royaume poursuit d’ailleurs le déploiement de projets structurants, notamment dans le dessalement et la mobilisation des ressources non conventionnelles.

À la mi-février 2026, les indicateurs hydriques témoignent ainsi d’un net redressement, sans effacer la nécessité d’une gestion rigoureuse et durable de la ressource.
Copyright Groupe le Matin © 2026