Akhannouch préside le premier Conseil d’administration du Groupement sanitaire territorial de Casablanca-Settat
Présidé par Aziz Akhannouch, le premier Conseil d’administration du Groupement sanitaire territorial de Casablanca-Settat a adopté son programme d’action et son budget 2026. La réunion a également acté le lancement du projet du futur complexe hospitalo-universitaire de Casablanca, appelé à renforcer l’offre publique de soins dans la région la plus peuplée du Royaume.
LE MATIN
10 Juin 2026
À 17:22
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La réforme du système national de santé poursuit son déploiement avec l’installation du Groupement sanitaire territorial (GST) de Casablanca-Settat. Réuni ce mercredi à Casablanca sous la présidence du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, le premier Conseil d’administration de cette nouvelle structure a adopté le programme d’action du groupement, son projet de budget pour l’exercice 2026 ainsi que les résolutions nécessaires au démarrage de ses activités.
Le GST de Casablanca-Settat est le sixième mis en place à l’échelle nationale, après ceux de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Rabat-Salé-Kénitra, Souss-Massa, Laâyoune-Sakia El Hamra et Fès-Meknès. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la réforme du système de santé et de la généralisation progressive de ce modèle de gouvernance régionale à l’ensemble des régions du Royaume.
Lors de cette réunion, le chef du gouvernement a souligné que le renforcement de la gouvernance régionale constitue un pilier de la réforme sanitaire et un levier d’accompagnement du chantier de la généralisation de la protection sociale et de la couverture médicale. Il a également insisté sur la nécessité de faire de Casablanca-Settat un modèle de mise en œuvre de cette réforme sur le terrain.
Le programme d’action adopté prévoit notamment la mise en place d’une gouvernance régionale renforcée, l’encadrement de la phase de transition, la poursuite de la mise à niveau des infrastructures de santé ainsi qu’une meilleure organisation des parcours de soins. L’objectif est de renforcer la complémentarité entre les établissements de soins primaires, les hôpitaux provinciaux et régionaux et le Centre hospitalier universitaire afin d’améliorer la prise en charge des patients et de rapprocher les services de santé des citoyens.
Le Conseil a également mis l’accent sur le rôle du Centre hospitalier universitaire Ibn Rochd de Casablanca, présenté comme une institution de référence en matière de soins spécialisés, de formation, de recherche scientifique et d’innovation médicale. Dans ce cadre, les participants ont acté l’importance de lancer le projet du nouveau complexe hospitalo-universitaire de Casablanca afin de renforcer l’offre publique de soins, d’améliorer l’accès aux services de santé et d’augmenter les capacités d’accueil de la région.
Les ressources humaines ont été identifiées comme un facteur déterminant pour la réussite de cette transformation. Le Conseil a souligné la nécessité de mobiliser les compétences médicales, infirmières et administratives, d’améliorer les conditions de travail et de renforcer les dispositifs de formation. Le rôle des établissements de santé primaire a également été mis en avant comme premier point d’accès au système de santé et outil de prévention, de diagnostic précoce et de suivi des maladies chroniques.
La transition numérique figure également parmi les priorités du nouveau modèle, avec pour objectifs de simplifier les procédures, d’améliorer la coordination entre les établissements et de fluidifier le parcours de soins des patients.
Avec plus de 7,68 millions d’habitants, soit environ 21 % de la population nationale, Casablanca-Settat constitue un territoire stratégique pour cette réforme. La région dispose de 376 établissements de santé primaire et d’un réseau hospitalier public totalisant près de 4.943 lits. Face à une demande de soins en constante progression, les autorités misent sur une gestion plus intégrée et plus coordonnée de l’offre sanitaire pour améliorer l’efficacité du système et la qualité des prestations.