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Dialogue social : à quelques jours du 1er Mai, Younes Sekkouri défend le bilan du gouvernement

À l’approche de la Fête du Travail, le gouvernement met en avant les résultats du dialogue social engagé avec les partenaires sociaux. Intervenant lundi devant la Chambre des représentants du Maroc, Younes Sekkouri a détaillé les principales mesures adoptées. Celles-ci portent notamment sur la revalorisation des salaires, des ajustements fiscaux et des réformes sociales destinées à soutenir le pouvoir d’achat.

28 Avril 2026 À 16:14

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Le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri, a annoncé que le coût global des mesures issues du dialogue social atteindrait près de 49,7 milliards de dirhams d’ici la fin de l’année et le début de 2027. Un effort budgétaire conséquent, selon lui, destiné à soutenir le pouvoir d’achat et à améliorer les conditions de vie de larges franges de la population.

Le dialogue social, au-delà des chiffres

S’exprimant lundi lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, le ministre a tenu à rappeler que le dialogue social ne se résumait pas à des engagements financiers. Il repose également sur un travail de fond visant à instaurer la confiance entre le gouvernement, les syndicats, les partenaires sociaux et les représentants des employeurs, y compris dans le secteur agricole. Dans cette dynamique, plusieurs mesures concrètes ont été mises en œuvre, à commencer par la revalorisation du salaire minimum. Le SMIG, applicable aux secteurs non agricoles, est ainsi passé de 14,81 dirhams de l’heure au début du mandat à 17,90 dirhams actuellement, faisant progresser le salaire mensuel net d’environ 2.800 à 3.400 dirhams. Parallèlement, le salaire minimum agricole (SMAG) a lui aussi été relevé, passant de moins de 1.900 dirhams à 2.400 dirhams, une hausse effective depuis avril, traduisant une volonté d’aligner progressivement les conditions entre secteurs.

Une hausse générale des salaires concrétisée

Au-delà des salaires minimums, la question d’une augmentation générale s’est rapidement imposée comme une priorité. Si cette mesure n’a pas pu être concrétisée en 2023 en raison des contraintes économiques, elle a finalement été rendue possible grâce à un effort budgétaire important, permettant une hausse de 1.000 dirhams. Dans le cadre du dialogue social sectoriel, certains secteurs ont particulièrement tiré leur épingle du jeu. C’est notamment le cas de l’éducation, qui figure parmi les principaux bénéficiaires. Environ 325.000 fonctionnaires ont ainsi profité d’augmentations comprises entre 1.500 dirhams en début de carrière et 5.000 dirhams en fin de parcours, selon les catégories.

Des gains pour les salariés du privé

Dans le même effor d’amélioration des revenus, les salariés du secteur privé n’ont pas été en reste. La révision de l’impôt sur le revenu a permis un gain moyen d’environ 400 dirhams par mois, contribuant à atténuer l’impact de la hausse du coût de la vie. Par ailleurs, des réformes structurelles ont été engagées, notamment en matière de retraite. Le nombre de jours de cotisation requis pour bénéficier d’une pension a été ramené de 3.240 à 1.320 jours, tout en offrant aux personnes ne remplissant pas ces conditions la possibilité de récupérer leurs cotisations.

Enfin, l’attention s’est également portée sur des catégories professionnelles souvent marginalisées. Les agents de sécurité privée, soumis à des horaires pouvant atteindre 12 heures par jour, devraient bénéficier de nouvelles dispositions. Une modification de l’article 193 du Code du travail sera prochainement soumise au Conseil du gouvernement, avec l’objectif affiché de mettre fin aux injustices dont ils font l’objet.
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