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Vendredi 17 Avril 2026
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Dialogue social : temps de travail, retraites, statuts… le point sur la session d’avril

Réduction du temps de travail dans le gardiennage à 8 heures dès 2027, examen des statuts de plusieurs catégories professionnelles, réforme des retraites... autant d'avancées de la nouvelle session du dialogue social, tenue le 17 avril à Rabat entre le gouvernement, le patronat et les syndicats.

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Le gouvernement a tenu, le 17 avril à Rabat, une nouvelle session du dialogue social, dans le cadre de l’institutionnalisation de ce mécanisme et conformément à la charte nationale du dialogue social. Ont pris part à cette série de réunions, présidées par le Chef du gouvernement, les centrales syndicales les plus représentatives, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) ainsi que la Confédération Marocaine de l’Agriculture et du Développement Rural (COMADER).

Cette session a permis de faire le point sur les principales réalisations du dialogue social et sur les engagements mutuels des différents partenaires. Le gouvernement a présenté un bilan marqué par la mise en œuvre de plusieurs mesures ayant contribué à la hausse des revenus, à l’amélioration du pouvoir d’achat et au renforcement de la protection sociale.

Dans ce cadre, le Chef du gouvernement a dressé un bilan détaillé des résultats des différentes sessions du dialogue social tenues tout au long du mandat gouvernemental. Au niveau du secteur public, l’augmentation générale des salaires, fixée à 1.000 dirhams mensuels nets, a été accordée en deux tranches au profit des fonctionnaires des administrations publiques, des collectivités territoriales et des établissements publics. À cela s’ajoutent l’augmentation de la valeur des allocations familiales, l’amélioration du quota de promotion et la hausse du salaire minimum dans ce secteur. Le coût financier annuel de ces mesures a dépassé 14,8 milliards de dirhams.



Le dialogue social sectoriel a également permis la mise en œuvre de mesures visant l’amélioration du revenu des fonctionnaires, notamment dans le secteur de l’Éducation nationale, pour un coût financier de plus de 18,47 milliards de dirhams, dans le secteur de la Santé, avec une répercussion financière d’environ 4 milliards de dirhams, ainsi que dans le secteur de l’Enseignement supérieur, pour un coût financier annuel de 2 milliards de dirhams.

Selon le bilan présenté, ces mesures ont permis de porter le salaire moyen net dans le secteur public de 8.237 dirhams en 2021 à 10.600 dirhams en 2025, soit une hausse globale de près de 29%. Le salaire minimum mensuel net est, pour sa part, passé de 3.258 dirhams à 4.500 dirhams. Le coût financier global annuel de l’ensemble des mesures prises en faveur du secteur public, y compris celles relatives à la révision de l’impôt sur le revenu, porte ce montant à près de 48,3 milliards de dirhams à fin 2026, et devrait atteindre 49,7 milliards de dirhams en 2027.

Dans le secteur privé, le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) dans les activités non agricoles a été relevé de 20%, le salaire mensuel net passant de 2.828,71 dirhams avant 2021 à 3.422,72 dirhams à partir du 1er janvier 2026. Le Salaire minimum agricole garanti (SMAG) a, de son côté, été augmenté de 25%, le salaire mensuel net passant de 1.994,2 dirhams à 2.533,44 dirhams à compter du 1er avril 2026.

En matière de protection sociale, l’abaissement du seuil d’accès à la pension de vieillesse de 3.240 à 1.320 jours de cotisation a permis aux assurés concernés d’en bénéficier, avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2023. Les assurés ne remplissant pas cette condition, ou leurs ayants droit, peuvent également récupérer la part de cotisation patronale en plus de la part salariale.

La révision du régime de l’impôt sur le revenu, pour un coût de plus de 7,6 milliards de dirhams, a permis une amélioration des revenus de plus de 400 dirhams pour différentes catégories. Les discussions se poursuivent avec les partenaires sociaux concernant ce chantier.

Parallèlement, plusieurs dossiers ont été examinés lors de cette session. Le gouvernement a réaffirmé son engagement à accélérer les discussions avec les partenaires sociaux sur les statuts particuliers de plusieurs corps, notamment les ingénieurs, les administrateurs et les techniciens.

Il a également été convenu d’amender la loi n° 65-99 relative au Code du travail afin de réduire les heures de travail quotidiennes de 12 à 8 heures pour les agents de gardiennage, avec une entrée en vigueur prévue en 2027.

S’agissant de la réforme des retraites, les travaux de la Commission nationale se poursuivent, avec la tenue de réunions consacrées à l’élaboration d’une vision globale et à l’établissement d’un diagnostic de la situation financière des différents régimes.

Un débat doit par ailleurs être engagé autour des pensions de retraite inférieures au seuil minimal, tandis qu’une nouvelle structure sera mise en place pour la gestion de la formation professionnelle continue dans le secteur privé.

Enfin, les départements gouvernementaux sont appelés à poursuivre le dialogue sectoriel avec les partenaires sociaux et économiques, en vue de parvenir à des solutions aux différentes questions soulevées.
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