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50 conventions collectives signées depuis 2021 : les députés appellent à généraliser les acquis

Younès Sekkouri annonce la signature de 50 conventions collectives depuis 2021, l’introduction de primes indexées sur les bénéfices dans certains secteurs et l’élargissement des accords à de nouvelles catégories de salariés. Lors de la séance des questions orales du 5 janvier 2026, les députés ont salué ces avancées tout en appelant à une généralisation du dispositif à l’échelle sectorielle et territoriale.

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Interpellé par les groupes authenticité et modernité et Rassemblement national des indépendants, le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences a déclaré que cinquante conventions collectives avaient été conclues depuis 2021, marquant une progression significative par rapport aux années précédentes. Selon le responsable gouvernemental, ces accords permettent de stabiliser les relations professionnelles, d’adapter les règles de travail aux réalités des entreprises et de renforcer la protection des salariés. «Une convention collective, c’est 30 ans de paix sociale, une clarification des critères et de nouvelles garanties pour les travailleurs», a indiqué le ministre. Il a également mentionné la création de caisses internes de solidarité au sein de certaines entreprises, ainsi que l’introduction de primes spécifiques liées à la performance, en particulier dans les secteurs de croissance.

Des exemples sectoriels

Le ministre a cité le secteur de la distribution d’eau conditionnée, où des entreprises ont instauré des dispositifs de partage des bénéfices avec les salariés, notamment à Fès et Meknès. Il a également évoqué le cas de l’industrie automobile, où deux entreprises ont signé des accords élargis à des milliers de salariés, y compris les profils commerciaux, jusque-là exclus. Ainsi, le député Aziz Yamini, représentant le groupe authenticité et modernité, a salué les avancées réalisées en matière de conventions collectives, tout en appelant à une extension de leur application à un plus large éventail de secteurs. Il a insisté sur la nécessité de mener des campagnes de sensibilisation à destination des employeurs, afin de mieux faire connaître l’intérêt de ces accords. Il a également plaidé pour une simplification des procédures de négociation, l’intégration des conventions collectives comme critère d’accès aux marchés publics, ainsi que le renforcement des dispositifs de médiation sociale et de l’accompagnement technique pour les acteurs impliqués.
De son côté, la députée Zineb Simou (RNI) a salué le retour du dialogue social depuis l’accord du 30 avril 2022, évoquant notamment les hausses successives du salaire minimum dans la fonction publique, aujourd’hui fixé à 4.500 dirhams. Elle a cependant attiré l’attention sur certaines catégories non couvertes par les conventions, comme les agents de sécurité et les femmes de ménage, appelant à leur intégration dans les futures négociations collectives.
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