LE MATIN
02 Juin 2026
À 10:00
En réponse à une question orale à la
Chambre des représentants sur "les
Groupements sanitaires territoriaux" (
GST), le ministre de la Santé et de la Protection sociale,
Amine Tehraoui a précisé que cette mesure "inédite" met fin aux décalages de deux ans parfois entre l'obtention du diplôme et l’affectation, soulignant qu'elle permettra de renforcer l'offre sanitaire de manière rapide et effective.
A cet égard, le ministre a rappelé les réformes structurelles en matière de formation et de gestion des
médecins spécialistes, notamment à travers le décret relatif à la situation des
étudiants des
facultés de médecine, de
pharmacie et de
médecine dentaire, qui prévoit l'extension de la contractualisation avec l'État à tous les nouveaux médecins inscrits en spécialité, ce qui représente une évolution importante visant à renforcer l’engagement des
ressources humaines envers le service public de santé.
En vertu de ce nouveau système, a poursuivi M. Tehraoui, tous les nouveaux médecins spécialistes seront tenus d'accomplir une période de service obligatoire au sein des
établissements publics de santé après l’obtention de leur diplôme, laquelle est fixée à quatre ans pour les promotions 2026 et 2027 et à trois ans à partir de 2028.
Cette réforme, a-t-il souligné, marque un tournant dans le sens où elle rompt avec une situation qui perdure depuis 33 ans, garantissant de la sorte la contribution de tous les
médecins spécialistes au service de
santé publique durant une phase cruciale de leur parcours professionnel et favorisant une répartition équitable de manière à renforcer l'offre de soins à l’échelle nationale.
Près de 2.000 postes ont été ouverts cette année pour les
médecins résidents dans le cadre du nouveau système, a relevé le ministre, notant que ces promotions rejoindront les établissements de santé publics à partir de 2030 en tant que pilier essentiel des GST.
Les
Groupements sanitaires territoriaux joueront, pour la première fois, un rôle central dans l'organisation, l'encadrement et l'affectation des médecins résidents ainsi que dans les parcours de formation et les stages, ce qui permettra d'adapter les formations aux besoins réels de chaque région et de les aligner sur les
cartes sanitaires nationale et régionales, a-t-il expliqué.