Nation

À Genève, la société civile des provinces du Sud plaide pour une approche humaine de la migration

Lors de la 62e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à Genève, Abdellah Boufouss, intervenant au nom de la société civile des provinces du Sud du Royaume, a appelé à replacer la dignité des migrants au cœur des politiques migratoires, tout en mettant en avant l’expérience marocaine en matière d’intégration et d’accompagnement des personnes migrantes.

22 Juin 2026 À 13:50

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La question migratoire doit être abordée avant tout sous l’angle des droits humains et de la dignité des personnes. C’est le message porté par Abdellah Boufouss, acteur de la société civile des provinces du Sud du Royaume, lors du dialogue interactif avec le Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des migrants, tenu dans le cadre de la 62e session du Conseil des droits de l’homme à Genève.

Prenant la parole au nom de la société civile des provinces du Sud, l’intervenant a salué le travail du Rapporteur spécial, qui plaide pour une gouvernance des migrations fondée sur le respect des droits humains.

Abdellah Boufouss a également exprimé ses préoccupations face aux situations régulièrement signalées en Afrique du Nord, notamment les expulsions collectives de migrants subsahariens vers des zones désertiques frontalières, les arrestations arbitraires, les mauvais traitements et les entraves à l’accès à la protection internationale. Il a rappelé que, quel que soit leur statut administratif, les personnes migrantes doivent voir leur dignité et leurs droits fondamentaux pleinement respectés.

L’intervenant a, par ailleurs, mis en avant l’expérience marocaine en matière de migration, soulignant que la Stratégie nationale d’immigration et d’asile a permis la régularisation de milliers de migrants et leur accès aux services de santé, à l’éducation, à la formation professionnelle et au marché du travail.

Il a particulièrement insisté sur les initiatives déployées dans les provinces du Sud. À Laâyoune et à Dakhla, a-t-il indiqué, les migrants bénéficient de dispositifs d’accompagnement social, de services de santé, de programmes éducatifs et de mécanismes favorisant leur intégration. Ces actions sont menées dans le cadre d’une coopération associant les autorités publiques, les organisations internationales et les acteurs de la société civile.

Selon lui, cette démarche illustre une approche solidaire et inclusive, en adéquation avec les principes du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

En conclusion, Abdellah Boufouss a appelé les États à renforcer leur coopération avec les mécanismes des Nations unies, à respecter le principe de non-refoulement et à mettre en place des politiques migratoires fondées sur la protection des personnes et le partage des responsabilités.

Au-delà du contenu de cette intervention, la participation de jeunes acteurs associatifs issus des provinces du Sud aux débats internationaux témoigne de leur volonté de porter la voix de leur région et de partager leur expérience de terrain. Elle met également en lumière le rôle croissant des provinces du Sud comme espaces de coexistence, de solidarité et d’accueil.
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