Le gouvernement défend ses efforts pour alléger la pression fiscale sur la classe moyenne
Le gouvernement poursuit ses efforts pour réduire la pression fiscale sur les salaires, les revenus assimilés et les pansions de retraite, à travers un réaménagement du barème progressif de l’impôt sur le revenu dans le but de soutenir les fonctionnaires et les salariés de la classe moyenne, a indiqué, mardi à la Chambre des conseillers, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.
LE MATIN
04 Février 2025
À 20:06
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Présentant un exposé lors de la séance mensuelle des questions orales sur la politique générale, consacrée aux «Indicateurs économiques et financiers et le renforcement de la place du Maroc à l’international», M. Akhannouch a souligné que le gouvernement avait procédé à un relèvement de la première tranche du revenu annuel exonéré de l’impôt de 30.000 à 40.000 dirhams, le but étant de pouvoir exonérer les revenus inférieurs à 6.000 dirhams. Il s’agit également de la révision des autres tranches du barème, afin de les élargir et de réduire leur taux d’imposition, a-t-il ajouté, précisant que ceci se traduit par une réduction de ces taux allant jusqu’à 50%, avec une réduction du taux marginal de 38 à 37%.
Pour réaliser la vocation sociale de la taxe, M. Akhannouch a relevé que le gouvernement continuait de généraliser les exonérations de la TVA pour inclure un groupe de produits de base à large consommation généralisée, en vue de soutenir le pouvoir d’achat des familles et de maîtriser les effets de l’inflation sur le marché national, outre l’unification progressive des taux de TVA appliqués aux entreprises, afin d’atténuer son impact sur l’activité des entreprises et de faciliter l’intégration du secteur informel, et de mettre en place des mesures visant à élargir le champ d’application et à lutter contre les diverses formes d’évasion fiscale.
Par ailleurs et pour consacrer ces choix de réforme, le gouvernement a intensifié ses efforts pour mettre en œuvre une réforme globale et stratégique des établissements et entreprises publics (EEP), conformément aux Orientations Royales visant une réforme profonde du portefeuille public remédiant aux déséquilibres structurels du secteur, dans la perspective de réaliser une complémentarité et harmonie optimales dans les missions de ces institutions, et améliorer leur performance économique et sociale et renforcer, ainsi, leur vigilance stratégique, a-t-il souligné.
Les initiatives législatives et réglementaires et les dialogues stratégiques lancés par le gouvernement ont conduit à l’adoption de la politique actionnariale de l’État, qui repose sur un système intégré d’objectifs à dimension managériale, notamment à travers un bon encadrement des interventions de l’État et une clarification des engagements des EEP, outre la mise en place d’un cadre institutionnel chargé de surveiller leur performance, de manière à servir le dynamisme de ces institutions et leur compatibilité avec les orientations de l’État, a-t-il ajouté.