14 Septembre 2026 À 11:03
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Le gouvernement a officiellement déclaré d’utilité publique la réalisation d’une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Marrakech et Agadir, ainsi qu’entre Chichaoua et Essaouira. La décision figure dans le décret n° 2.26.605, pris le 1er septembre 2026 et publié au Bulletin officiel n° 7541 du 7 septembre.
Le texte précise que les deux lignes seront réalisées sur les territoires relevant des régions Marrakech-Safi et Souss-Massa, selon le tracé défini dans un plan de situation à l’échelle 1/50.000 annexé à l’original du décret. La déclaration d’utilité publique permet d’engager les procédures administratives et foncières liées aux terrains concernés par le futur tracé, conformément à la loi n° 7.81 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique et à l’occupation temporaire.
Cette décision intervient quelques mois après les précisions apportées par Abdessamad Kayouh, ministre du Transport et de la Logistique, sur l’état d’avancement du projet Marrakech-Agadir. Devant la Chambre des représentants, le 25 mai dernier, il avait indiqué que les études relatives à cette liaison étaient achevées et que son coût était estimé à environ 55 milliards de dirhams.
Le ministre avait également précisé que son département et l’Office national des chemins de fer travaillaient à la mobilisation de partenaires internationaux pour le financement et la réalisation du projet. La traversée du Haut Atlas constitue l’une des principales contraintes techniques puisque, selon les données qu’il avait communiquées, près de 70% des ouvrages prévus sur la liaison Marrakech-Agadir devraient être constitués de ponts et de tunnels.
Le projet doit s’inscrire dans le prolongement du réseau à grande vitesse déjà en cours d’extension vers Marrakech. Les travaux de la LGV Kénitra-Marrakech, lancés en avril 2025, font partie d’un programme ferroviaire national de 96 milliards de dirhams, dont 53 milliards consacrés aux infrastructures et aux équipements de cette ligne, selon l’ONCF.
Lors de la même intervention parlementaire, Abdessamad Kayouh avait indiqué que le taux d’avancement de la LGV Kénitra-Marrakech atteignait près de 30%, pour une mise en service prévue en septembre 2029. Un calendrier qui ne s’applique toutefois pas à la liaison Marrakech-Agadir, pour laquelle aucune échéance officielle n’a, à ce stade, été annoncée concernant l’achèvement des travaux.