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Parlement : 39 textes de loi à l’ordre du jour à quelques mois des élections

Ouverte vendredi à Rabat, la deuxième session de la cinquième année législative de la onzième législature constitue la dernière séquence parlementaire de l’actuel exécutif. Elle intervient dans un contexte marqué par de fortes attentes quant à l’achèvement des réformes engagées et à l’évaluation de l’action gouvernementale, comme l’a souligné le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami. Au cours de cette session, le Parlement est appelé à accélérer le rythme de son action, tant sur le plan législatif qu’en matière de contrôle de l’action gouvernementale. Alors que la géopolitique mondiale est en plein remous, cette session devrait également confirmer les orientations stratégiques du Royaume, entre consolidation des acquis internes et affirmation de ses positions sur la scène internationale.

10 Avril 2026 À 16:59

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Le Parlement a ouvert, vendredi 10 avril à Rabat, la deuxième session de la cinquième année législative de la onzième législature, avec un programme législatif dense et des enjeux politiques majeurs, dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes économiques et géopolitiques.



Dans son discours à cette occasion, le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, a donné le ton en annonçant une session «riche» sur les plans législatif et politique. Au total, 39 projets de loi sont inscrits à l’ordre du jour, dont 23 relatifs à des accords internationaux, traduisant la dynamique d’ouverture du Maroc et la diversification de ses partenariats.

Dans ce cadre, l’institution législative devra examiner plusieurs textes structurants, portant notamment sur la modernisation de l’administration, l’encadrement de certaines professions et l’adaptation du cadre juridique aux évolutions de la société. Ces projets s’inscrivent dans la continuité des réformes engagées et visent à renforcer l’efficacité de l’action publique.

Un contexte international sous pression

Cette session s’ouvre aussi et surtout dans un environnement international particulièrement instable. Crises géopolitiques, tensions sur les marchés et perturbations des échanges mondiaux continuent de peser sur les économies, a rappelé le président de la Chambre. Face à ces défis, le Maroc met en avant sa résilience et la stabilité de ses institutions. Rachid Talbi Alami a ainsi souligné que le Royaume a su consolider sa position sur la scène internationale grâce à une diplomatie sage et cohérente sous la conduite de S.M. le Roi Mohammed VI.

À cet égard, la question du Sahara reste au cœur des priorités politiques et diplomatiques. Le président de la Chambre a insisté sur le soutien croissant de la communauté internationale à la position marocaine, notamment après la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui appuie l’initiative d’autonomie comme cadre de règlement définitif de ce différend régional. Selon lui, cette évolution constitue un tournant important et appelle davantage de mobilisation nationale pour consolider les acquis sur le plan interne.

Renforcer le contrôle parlementaire

Parallèlement au travail législatif, la session sera également marquée par un renforcement du contrôle de l’action gouvernementale. D’ailleurs, députés et conseillers avaient adressé pas moins de 2.481 questions entre les deux sessions à l’Exécutif. Un chiffre qui témoigne de la constance de l’activité parlementaire mais qui appelle, selon M. Talbi Alami, à plus d’efficacité et d’impact. L’objectif affiché est désormais de produire des débats plus utiles et orientés vers des résultats concrets, tout en développant l’évaluation des politiques publiques afin d’améliorer leur efficacité.

Enfin, la dimension extérieure du travail parlementaire devrait se poursuivre à travers la diplomatie parlementaire. Dans un contexte international qualifié de «complexe», les parlementaires sont appelés à défendre les intérêts du Maroc, notamment sur la question de l’intégrité territoriale, en harmonie avec la diplomatie officielle du Royaume. Au final, cette session parlementaire s’ouvre sous le signe de la continuité et des défis. Entre réformes internes, pression internationale et enjeux diplomatiques, elle sera un test de la capacité du Parlement à accompagner l’élan de développement que connaît le Royaume, mais aussi à agir efficacement pour améliorer et renforcer l’efficacité des politiques publiques.
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