, à l'amélioration de leur performance administrative, à l'identification des besoins en matière de soutien pour les administrations les moins matures ainsi qu'à l'alignement des mécanismes de mesure sur les normes internationales. Dans ce même contexte, elle a évoqué le lancement de la «deuxième évaluation du niveau de maturité des registres de données administratives», qui vise à renforcer l'échange de données entre les
, à simplifier les procédures administratives, à améliorer la gouvernance des données et à garantir leur gestion de manière sûre et fiable.
Présentant le bilan du développement des services numériques, Mme Seghrouchni a évoqué la poursuite du renforcement des portails nationaux communs, dont le portail national des procédures et des formalités administratives «Idarati», et le référentiel national des services publics numériques, qui a permis de recenser plus de 600 services publics disponibles en ligne, dont 100 destinés aux administrations publiques, ainsi que la plateforme «Mon identité numérique». Elle a également souligné que la nouvelle version du portail de l'emploi public «
www.emploi.ma», lancée en 2025, avait renforcé les principes d'égalité, de transparence et de mérite dans l'accès à la fonction publique, précisant que la plateforme avait enregistré, depuis son lancement en 2019 jusqu'à 2025, un total de 833.171 candidatures en ligne, couvrant 115 administrations publiques et 1.348 concours ayant adopté la candidature en ligne.
Concernant la simplification des procédures administratives, Mme Seghrouchni a relevé que le ministère avait adopté la méthodologie «Parcours de l'usager», qui avait permis de réduire le nombre d'étapes, de documents requis et de déplacements nécessaires au traitement des demandes, d'accélérer les délais de traitement et de réduire les coûts liés aux procédures administratives. La stratégie nationale «Maroc numérique 2030», a-t-elle ajouté, vise à atteindre un taux de 40% en termes de simplification des procédures, de 50% en matière de réduction des délais et de remplacement des services papier par des services numériques, tout en atteignant un taux de satisfaction des usagers de 80%.
À cet égard, la ministre a indiqué qu'un guide méthodologique avait été élaboré pour généraliser la simplification des procédures, sur la base d'une approche expérimentale qui avait fait ses preuves en permettant de réduire de 45% en moyenne le nombre de documents dans les chantiers mis en œuvre, précisant que l'objectif était de passer de la simplification théorique des procédures à la mise en œuvre concrète grâce à des plateformes numériques pratiques et efficaces. Elle a également présenté quelques exemples concrets, notamment la réduction de la durée de l'inscription à l'examen du baccalauréat libre, qui est passée de deux jours à moins de 20 minutes, grâce à la suppression de cinq documents auparavant requis et à la suppression de six démarches administratives.
En ce qui concerne le cadre juridique, Mme Seghrouchni a souligné que le ministère s'employait à renforcer l'arsenal juridique régissant l'administration numérique, ce qui permettrait d'adopter des documents, des procédures et des échanges électroniques, de mettre en place des plateformes d'échange numérique de données entre les administrations, et de permettre aux usagers de suivre l'évolution de leurs demandes et de soumettre leurs suggestions.
La ministre a indiqué qu'un projet de décret portant sur la généralisation de l'identité nationale numérique était en cours d'élaboration, qui définit les mesures d'identification des usagers lors de l'accès aux plateformes numériques dédiées au traitement des demandes administratives, ainsi qu'un autre projet de décret concernant les données publiques ouvertes, qui fixe les règles régissant leur organisation, leur diffusion et leur gouvernance.
Cette réunion a été consacrée à l'examen de «l’interaction du gouvernement avec les recommandations contenues dans le rapport du Médiateur du Royaume pour l'année 2024», qui a préconisé d'accélérer la transition numérique de l'administration publique afin de limiter les contacts directs et de lutter contre la corruption, et d'adopter des plateformes numériques pour faciliter la communication entre les administrations et les usagers. Le rapport a aussi recommandé de réduire les délais de traitement et de règlement des plaintes, tout en garantissant la continuité du service public, la qualité de ses prestations et le respect des droits des personnes vulnérables en matière d'accès aux services publics.